Greta Thunberg à l'Assemblée : "Une vaste hypocrisie derrière laquelle le gouvernement et la majorité se cachent", affirme le Rassemblement national

Le porte-parole du Rassemblement national, Sébastien Chenu, réagit à la venue de Greta Thunberg à l'Assemblée nationale mardi.

Sébastien Chenu, le 2 avril 2019.
Sébastien Chenu, le 2 avril 2019. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

"Je pense qu'elle représente surtout une vaste hypocrisie derrière laquelle le gouvernement et la majorité La République en marche (LREM) se cachent", estime sur franceinfo dimanche 21 juillet Sébastien Chenu, député du Nord et porte-parole du Rassemblement national (RN), alors que Greta Thunberg est attendue à l'Assemblée nationale mardi 23 juillet. La jeune Suédoise, symbole de la lutte contre le réchauffement climatique, est invitée par des parlementaires français. Certains députés Les Républicains (LR) et RN ont annoncé qu'ils n'assisteront pas à son discours.

Les députés du Rassemblement national n'iront pas s'agenouiller devant cette nouvelle icône médiatique qui n'a aucune légitimité, autre que celle d'une enfant qui vient donner la leçon aux représentants élus français.Sébastien Chenuà franceinfo

"On nous demande de venir écouter sagement cette enfant de 16 ans et son discours assez lénifiant. Et d'un autre côté, le même jour, ce gouvernement va faire voter le Ceta, ce traité qui va ruiner notre agriculture, ce traité perdant-perdant pour l'écologie et pour l'agriculture française, ce traité de la honte pour la France. Donc c'est absolument une hypocrisie totale", explique l'élu.

C'est un tintamarre médiatique. C'est un contre-feu, allumé par le gouvernement, pour mieux faire passer la pilule du vote sur le Ceta.Sébastien Chenuà franceinfo

"J'ai été élu, je n'ai pas l'habitude d'aller plier le genou devant une enfant. Je pense que cette demoiselle devrait plutôt s'informer du pays dans lequel elle met les pieds, ce pays dans lequel on fait voter ce traité et demain le Mercosur. Donc si elle a quelque chose à dire, si c'est une icône, elle peut peut-être nous expliquer comment elle compte sauver l'agriculture française et pourquoi elle accepte l'invitation de députés qui sont en train de la mettre à mort", ajoute le porte-parole du Rassemblement national.