FN : Florian Philippot "aimerait prendre un café" avec Jean-Luc Mélenchon, les Insoumis déclinent l'invitation

Invité de franceinfo samedi, Florian Philippot a expliqué que le FN devait continuer à "s'élargir" avec "des patriotes à droite" et "des patriotes à gauche". Alexis Corbière, député "insoumis", a décliné, dimanche, l'invitation via un tweet.

Florian Philippot, vice-président du Front national.
Florian Philippot, vice-président du Front national. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)

Florian Philippot, vice-président du Front national, a dit, samedi 22 juillet, sur franceinfo, qu'il aimerait bien "prendre un café" avec Laurent Wauquiez et "pourquoi pas avec Jean-Luc Mélenchon pour qu'on discute, qu'on voit ce qui nous oppose". Il a estimé que le FN doit continuer à "s'élargir" avec "des patriotes à droite" et "des patriotes à gauche".

"J'aimerais bien prendre un café" avec Laurent Wauquiez, "pourquoi pas avec Mélenchon, pourquoi pas avec d'autres. Mais qu'on discute, que l'on voie ce qui nous oppose. On n'est pas en guerre civile. Il faut qu'on soit constructifs, tout en ne niant pas nos divergences qui sont parfois très importantes", a-t-il expliqué.

Alexis Corbière, député La France insoumise, a réagi sur twitter, dimanche 23 juillet, à l'invitation lancée sur franceinfo par Florian Philippot. Sans grand suspense, l'ancien porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pendant la présidentielle a décliné l'invitation : "Pas possible... les Insoumis préfèrent le café chaud au café facho"

"Pas de règlements de compte" au séminaire du FN

Le Front national est en séminaire depuis vendredi pour faire le bilan de l'année électorale et réfléchir à l'avenir du parti. "L'ambiance était très positive et très constructive, bien éloignée de ce que j'ai pu lire ici et là avant l'ouverture des travaux, a-t-il raconté. On nous annonçait l'apocalypse. Au contraire, c'était intéressant. On a parlé de l'organisation du mouvement, de son ancrage local. (...) Il n'y a pas eu de règlements de compte." Le vice-président du Front national a expliqué que l'objectif de ce séminaire était "politique", et qu'il devait permettre au FN "d'être une grande force moderne du 21e siècle".

"Ne pas limiter la refondation du FN" à l'euro

Florian Philippot a admis que "des gens" pouvaient "avoir peur" d'une sortie de l'euro de la France, thème qui a créé des clivages au sein du parti pendant la campagne présidentielle. "J'en suis parfaitement conscient", mais "il ne faut pas limiter la refondation à ce sujet-là", a-t-il expliqué.

"Si nous ne sommes pas à 50% des voix, ce n'est pas simplement la question de l'euro, c'est parce que, parfois, le nom du Front national fait peur ou interdit de réfléchir, ce qui est quand même dommage, a-t-il précisé. Parce que nous sommes très mal perçus sur d'autres sujets sociétaux. Nous devons nous ouvrir sur de nouveaux sujets de société : l'innovation, les déserts médicaux, des start-ups, les droits des femmes, des sujets essentiels qui s'ajoutent à ce que nous disons déjà. "