Européennes : "Il y a une dynamique incontestable du Rassemblement national", indique Brice Teinturier (Ipsos)

Brice Teinturier, directeur général délégué de l'institut de sondage Ipsos, est l'invité des "4 Vérités" de France 2, vendredi 24 mai.

France 2

L'abstention s'annonce forte pour les élections européennes qui ont lieu jusqu'au 26 mai, notamment chez les jeunes. Près de 75% d'entre eux seraient prêts à ne pas se rendre aux urnes dimanche. "Les élections européennes sont toujours abstentionnistes donc on aura une abstention forte, mais un peu moins forte qu'en 2014, qu'en 2009 et même qu'en 2004. On a aujourd'hui un indicateur d'abstention de 55%, c'est majoritaire et élevé, mais on est plutôt sur une dynamique de participation qui n'est pas si mauvaise que cela", explique Brice Teinturier, directeur général délégué de l'institut de sondage Ipsos, invité des "4 Vérités" de France 2, vendredi 24 mai.  

LaRem "peine à réduire l'écart" avec le RN

En 1984, le Front national avait fait une percée lors du scrutin, recueillant 11% des voix. Faut-il s'attendre à un choc électoral dimanche ? "Ce que nous mesurons c'est qu'il y a un vote sanction à l’œuvre, comme dans toutes élections intermédiaires vis-à-vis d'un pouvoir national qui est impopulaire", indique Brice Teinturier.

"Il y a une dynamique incontestable du Rassemblement national, depuis le début de la campagne où il était à 19-19,5% des intentions de vote jusqu'à aujourd'hui où il est plutôt dans la zone des 24% d'intentions de vote, voire un peu plus. C'est-à-dire pas loin de son record aux européennes de 2014, où il avait fait près de 25%", détaille le directeur général délégué de l'institut de sondage Ipsos. "La République en marche, elle, est dans la zone des 23-23,5%, mais elle peine à réduire cet écart", conclut-il.

Le directeur général délégué France d\'Ipsos, Brice Teinturier, le 23 mars 2011 à Paris.
Le directeur général délégué France d'Ipsos, Brice Teinturier, le 23 mars 2011 à Paris. (PATRICK KOVARIK / AFP)