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Démission de Florian Philippot : Marine Le Pen "prend acte" mais "conteste les accusations"

Après l'annonce de Florian Philippot de quitter le Front national, Marine Le Pen dit ne pas être surprise de l'ancien numéro 2 du parti lors de l'émission Questions d'info LCP-Le Monde-franceinfo-AFP

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Marine Le Pen, le 21 septembre 2017. (FRANCEINFO)

"Je prends acte de sa décision. Ce n'est pas pour moi une surprise. Je conteste l'habillage et les accusations qu'il porte. Ce n'est pas aux vieux singes qu'on apprend à faire la grimace", a réagi Marine Le Pen jeudi 21  septembre dans l'émission Questions d'info LCP-Le Monde-franceinfo-AFP.

Marine Le Pen

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a retiré mercredi 20 septembre à Florian Philippot son portefeuille sur la stratégie et de la communication, invoquant un conflit d'intérêt entre ses missions au sein du FN et sa fonction de président de l'association "Les Patriotes". Toutefois, Marine Le Pen l'avait maintenu vice-président du Front national.

"On sentait bien et chacun en avait fait l'analyse, qu'il y avait une stratégie de monter des tensions depuis la création de cette association des Patriotes", explique Marine Le Pen. "J'ai assez de bouteille politique pour avoir tout de suite compris qu'il ne s'agissait pas là d'un Think Tank interne mais d'un parti politique, qui en avait d'ailleurs toutes les caractéristiques." 

"Je ne me réjouis pas du départ de Florian"

Si Florian Philippot était venu voir Marine Le Pen pour lui dire qu'il souhaitait être à la tête de son propre mouvement, elle "aurait accepté cela parce que je pense que c'est aussi la vie politique. On fait un bout de chemin ensemble et parfois on peut aussi faire un bout de chemin en parallèle. Mais, il a choisi le positionnement un peu de victimisation alors que j'ai le sentiment que le débat que j'ai voulu de refondation du Front national, il avait du mal à l'intégrer et même il s'en extrayait de manière très claire" dit-elle.

"Je ne me réjouis pas du départ de Florian", tempère Marine Le Pen qui comprend qu'on ait envie d'être à la tête de son propre mouvement. Mais elle rappelle que pour ça "on n'est pas obligé de tomber dans une critique outrancière, et à mon avis en partie diffamatoire, du mouvement que l'on vient de quitter. Quand on dit le Front national a fait le choix d'une ligne qui est une régression terrifiante ceci n'a absolument aucun sens pour une raison simple : c'est que le Front national n'a fait aucun choix. Il a ouvert le débat du précongrès. Le choix se fait au congrès du Front national".

"Il a pris des décisions, dit des choses qui ne me permettaient plus de lui confier la communication et la stratégie"

En ayant une vice-présidence mais pas de délégation Florian Philippot n'avait pas vraiment d'autres choix que de partir. "On m'a dit que j'étais vice-président à rien. Je n'ai pas le goût du ridicule et je n'ai jamais eu le goût de ne rien faire, donc bien sûr je quitte le Front national", a déclaré Florian Philippot qui était encore vice-président du FN, jeudi sur France 2.

philippot
France 2

Un avis que ne partage pas Marine Le Pen. "Il a pris des décisions, dit des choses qui ne me permettaient plus de lui confier la communication et la stratégie du Front national."

Interrogée sur les tweets de Louis Aliot, elle dit penser "qu'il n'est pas utile d'utiliser des termes qui sont des termes blessants alors même que nous sommes confrontés à une situation, qui est un choix politique."

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