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Congrès du RN : en vue de la présidentielle, le parti tente de faire oublier l'échec des régionales

Le 17e congrès du Rassemblement national se tient dimanche à Perpignan avec pour objectif de lancer la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle malgré le récent échec aux élections régionales.

Article rédigé par
Hadrien Bect - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, à Perpignan où se tient le congrès du Rassemblement national, le 3 juillet 2021 (RAYMOND ROIG / AFP)

Marine Le Pen a été réélue, dimanche 4 juillet, à la tête de son parti lors du congrès du Rassemblement national à Perpignan. Dans la foulée, elle doit être investie candidate à la présidentielle. Ce congrès devait être l'occasion de faire le bilan de l’échec aux élections régionales. Mais finalement, il n'y a pas de remise en cause et les doutes s’expriment à mots couverts au sein du parti. 

Cap sur 2022

"Nous avons perdu mais les autres aussi." Voici le message des cadres RN aux quelques centaines de militants présents en ouverture du congrès. "La République En Marche ! a dégringolé de 15 points, analyse le conseiller régional Franck Allisio. En marche a divisé son score par trois alors que nous ne perdons que trois points malgré, nous l'avons vu, une participation qui nous était sociologiquement autant défavorable qu'elle était favorable à LREM."

Quant à l’abstention, ce n’est pas une question de ligne ni d’incarnation. Les inquiétudes politiques sont poliment évacuées. "Ras des pâquerettes", tacle un élu. "J’apprends donc qu’on a gagné les élections", ironise un autre cadre. Le message en tout cas est clair : on oublie et on passe à autre chose. Une communication martelée à la tribune par Jordan Bardella qui se montre fataliste sur l’abstention : "L'abstention, mes amis, c'est le refuge de la désespérance. C'est le refuge du lâcher prise."

"Les victoires et les conquêtes qui nous attendent ne sont en rien compromises"

Trop d’ouverture et de verticalité, le vice-président du RN évacue aussi les critiques de certains élus du parti qu’on a pu entendre ces derniers jours. "Les déserteurs tirent dans le dos des combattants de première ligne et se lancent dans des attaques de flanc. Devant ces méthodes, c'est toujours l'adversaire qui se frotte les mains", tacle Jordan Bardella.

Et comme s’il fallait le rappeler à destination des électeurs, mais aussi des militants du parti. "Les victoires et les conquêtes qui nous attendent ne sont en rien compromises par le résultat de ces élections régionales et départementales que nous venons de vivre. Rien n'est perdu, rien ne sera perdu et il y a encore un chemin", affirme Jordan Bardella.

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