Agression d'un élu RN à Nîmes : deux suspects mis en examen

Le plus âgé des suspects dit ne pas avoir connaissance du statut d'élu de Yoann Gillet, mais revendique avoir agi contre un "parti raciste".

Yoann Gillet, conseiller municipal Rassemblement national de Nîmes, le 12 mai 2017.
Yoann Gillet, conseiller municipal Rassemblement national de Nîmes, le 12 mai 2017. (PASCAL GUYOT / AFP)

Les deux agresseurs présumés de Yoann Gillet, un conseiller municipal Rassemblement national de Nîmes (Gard), ont été mis en examen mercredi 30 octobrepour "violence aggravée en réunion, préméditée et avec usage d'armes par destination", rapporte France Bleu Gard Lozère. Agés de 22 et 25 ans, ils ont été placés sous contrôle judiciaire.

Yoann Gillet, conseiller municipal RN à Nîmes et conseiller régional d'Occitanie, avait été pris à partie par plusieurs personnes, alors qu'il prenait un verre en terrasse, place de la Maison Carrée, avec des militants de son parti. Il s'en était sorti avec quatre jours d'ITT.

Agression contre "un parti raciste"

"Un groupe de personnes nous a insultés et menacés de mort, en se présentant à nous comme étant des "Antifas", avait-il indiqué dans un communiqué. "L'un d'eux a d'abord écrasé sa cigarette sur ma joue. L'ensemble de notre groupe, composé de 6 personnes, a été frappé. J'ai pour ma part été jeté au sol et ai reçu des coups de pieds au visage et sur l'ensemble du corps. L'un de nos amis a par ailleurs été transporté aux urgences." En tout, cinq plaintes ont été déposées.

Les enquêteurs ont notamment exploité les images de vidéosurveillance de la ville, pour procéder aux interpellations. Le plus âgé des suspects dit ne pas avoir connaissance du statut d'élu de Yoann Gillet, mais revendique avoir agi contre un "parti raciste".

La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa avait souhaité un "bon rétablissement" au conseiller régional RN d'Occitanie sur Twitter. Elle estimait qu’on ne pouvait pas "excuser les violences contre les élus sous prétexte qu'ils sont RN".