Assistants FN au Parlement européen : Marine Le Pen mise en examen pour abus de confiance et complicité d'abus de confiance

Le juge Renaud Van Ruymbeke a convoqué la présidente du Front national, Marine Le Pen, vendredi, au pôle financier à Paris, dans l'affaire des assistants FN au Parlement européen.

Marine Le Pen à l\'Assemblée nationale le 28 juin 2017, à Paris.
Marine Le Pen à l'Assemblée nationale le 28 juin 2017, à Paris. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Marine Le Pen, la présidente du Front national, a été mise en examen vendredi 30 juin pour abus de confiance et complicité d'abus de confiance, en sa qualité de député européenne entre 2009 et 2016. Cette mise en examen s'inscrit dans l’affaire des assistants parlementaires de députés européens FN.

Convocation au pôle financier

Marine Le Pen avait été convoquée au pôle financier, vendredi, dans le bureau du juge Renaud Van Ruymbeke. Elle n'a pas répondu aux questions des juges, mais a remis une déclaration écrite. Il lui est reproché d'avoir utilisé des fonds du Parlement européen pour Catherine Griset, sa cheffe de cabinet – déjà mise en examen depuis le 22 février pour recel d'abus de confiance – et pour Thierry Légier, le garde du corps. Marine Le Pen est également mise en examen pour complicité d'abus de confiance courant 2014-2016, en sa qualité de présidente du Front national.

Une information judiciaire a été ouverte le 15 décembre 2016 pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé. L'enquête vise à déterminer si des assistants parlementaires de députés européens FN ont été rémunérés indûment par Bruxelles, alors qu’ils ne travaillaient en fait que pour le parti.

Dans cette affaire, le député FN des Pyrénées-Orientales Louis Aliot a refusé de se rendre il y a une semaine à une convocation de la police.