VIDEO. Extrême droite au pouvoir : "Le danger est majeur mais il n'y a pas de fatalité", nuance François Hollande

L'ex-chef de l'État s'est exprimé sur la montée des populismes en France à travers le monde sur France Inter. 

François Hollande invité de France Inter mardi 2 avril. 
François Hollande invité de France Inter mardi 2 avril.  (RADIO FRANCE / CAPTURE D'ÉCRAN)

L'ancien président de la République François Hollande a nuancé ses propos sur l'hypothèse d'une accession de l'extrême droite au pouvoir en France, mardi 2 avril sur France Inter. Alors qu'il avait prédit qu'"un jour, l'extrême droite arrivera au pouvoir", il a déclaré que "le danger est majeur mais il n'y a pas de fatalité, c'est pour ça que je fais cette alerte".

L'exemple de Donald Trump

"Je vois au niveau mondial une tendance se dessiner, explique-t-il. L'élection de Donald Trump, ce n'était pas l'élection d'une personnalité simplement exubérante, extravagante, et provocatrice. Donald Trump est le leader de l'extrême droite à l'échelle du monde, estime l'ex-chef de l'État. Est-ce qu'on l'a suffisamment compris ? Protectionnisme, unilatéralisme, isolationnisme, quand on n'y ajoute pas la xénophobie et les murs"

"Nous sommes devant un mouvement de fond qu'on retrouve également en Europe et qui, en France, a des racines également profondes", a jugé François Hollande sur France Inter. Selon lui, nous sommes dans une situation politique extrêmement dégradée, avec "des partis de gouvernement extrêmement affaiblis, et des corps intermédiaires qui peinent à trouver leur place. Dans ces conditions-là, il y a un danger majeur que l'extrême droite puisse être regardée comme la seule alternative", s'inquiète-t-il.

François Hollande estime que "nous devons tout faire pour l'empêcher. Et ça suppose que le pouvoir actuel apporte un certain nombre de réponses à l'occasion du grand débat. Et ça suppose que les partis de gouvernement puissent être l'alternative, et pas l'extrême droite".