Pour François Hollande, "la mort habite la fonction présidentielle"

Le chef de l'Etat se livre longuement dans une interview au nouveau magazine "Society", à paraître vendredi.

Le président François Hollande s\'adresse à la presse, le 24 septembre 2014, à New York, après la décapitation du Français Hervé Gourdel en Algérie.
Le président François Hollande s'adresse à la presse, le 24 septembre 2014, à New York, après la décapitation du Français Hervé Gourdel en Algérie. (ALAIN JOCARD / AFP)

"Voilà ce qui vous change : la mort habite la fonction présidentielle." François Hollande se livre longuement dans une interview-confession au nouveau magazine Society, à paraître vendredi 20 mars. Il y revient notamment sur les particularités de sa fonction.

"Le président est le chef de la famille française. Il doit partager les douleurs", mais aussi "maîtriser ses émotions au nom de la raison d'Etat", explique François Hollande. Le chef de l'Etat se souvient du premier soldat français "mort en héros" au Mali, de l'angoisse des familles d'otages, de Hervé Gourdel décapité en Algérie ou de l'agent français tué par ses ravisseurs en Somalie. "Cette nuit-là, je n'ai pas dormi, je suis resté en relation constante avec nos services", confie-t-il.

Les morts en Algérie, au Mali, en Somalie, à Paris...

Le chef de l'Etat revient aussi longuement sur l'attentat contre Charlie Hebdo et la "voix déchirée par les sanglots" du médecin urgentiste Patrick Pelloux, qui lui a dit : "Ils sont morts, ils sont tous morts, viens vite."

Le 6 novembre, lors d'une émission sur TF1, François Hollande avait expliqué que l'assassinat de Hervé Gourdel en Algérie avait été, à ce jour, "le pire jour de [son] quinquennat, le pire", rapporte le site de Nice Matin.