Internement des Tsiganes par Vichy : la France reconnaît sa responsabilité

Le chef de l'État a reconnu la responsabilité de la France dans l'internement des Tsiganes pendant la seconde guerre mondiale. C'était ce samedi 29 octobre en fin de matinée à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). 

France 2

C'est une reconnaissance attendue depuis plusieurs générations par la communauté tsigane. C'est l'aveu de la participation de la France dans l'internement des leurs dès 1940. "Il fallait que cette vérité fut dite au plus haut niveau de l'État. La République reconnaît la souffrance des nomades qui ont été internés et admet que sa responsabilité est grande", a déclaré François Hollande ce samedi 29 octobre à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire).

Abrogation du carnet de circulation

Dès 1940, avant même l'arrivée des Allemands, la France concentre ce qu'elle nomme "les nomades". Après la victoire allemande, le régime de Vichy va plus loin. 6 500 Tsiganes sont internés, répartis dans 31 camps sur le territoire français. Parmi ces centres, celui de Montreuil-Bellay. Aujourd'hui, certains rescapés se souviennent des conditions de vie particulièrement dures. "Ici c'était la faim, le froid, la maladie et la mort", confie un vieil homme. Lors de cet hommage, François Hollande a annoncé l'abrogation du carnet de circulation imposé aux gens du voyage depuis 1912. Une obligation administrative que la communauté tsigane jugeait stigmatisante.

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