Guyane : le conflit dans l'impasse

Le conflit social en Guyane se poursuit et s’enlise. Pour mieux comprendre la situation, le Soir 3 a posé trois questions à Patrick Karam, vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France, et ancien délégué à l’Outre-Mer.

France 3

Patrick Karam, ancien délégué à l’Outre-Mer, décrypte l’enlisement de la situation en Guyane : "si la Bretagne était bloquée comme l’est aujourd’hui la Guyane, si l’ensemble des élus, l’ensemble de la population et l’ensemble des syndicats avaient manifesté comme le font les élus, les habitants et les syndicats guyanais, François Hollande serait le premier à se rendre au chevet de la Bretagne. Pourquoi ne dit-il rien sur la Guyane ?

Des plans à long terme

"Il faut arrêter de parler d’aide d’urgence. Le milliard d’euros qui a été débloqué ne va pas l’être demain, c’est sur 5 ans, sur 10 ans, sur 15 ans que ses effets vont se faire sentir. On va construire des écoles et des commissariats. En réalité, ce que demandent les Guyanais, ce sont des plans à long terme. Le président de la République prend un risque grave, c’est de finir son mandat sur du sang versé. Il doit savoir que Mayotte va s’embraser de la même façon et la Guadeloupe également", conclut Patrick Karam.

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Une manifestation au centre spacial de Kourou en Guyane, le 4 avril 2017.
Une manifestation au centre spacial de Kourou en Guyane, le 4 avril 2017. (JODY AMIET / AFP)