DIRECT. Suivez les réactions après l'abandon de la réforme constitutionnelle

Le chef de l'Etat s'est exprimé, mercredi, à l'issue du Conseil des ministres. 

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Ce qu'il faut savoir

Après quatre mois de polémique, François Hollande a annoncé, mercredi 30 mars, renoncer à la révision constitutionnelle, et ainsi à la déchéance de nationalité pour les terroristes. "J’ai décidé de clore le débat constitutionnel, mais je ne dévierai pas des engagements que j’ai pris pour assurer la sécurité de notre pays. C’est mon devoir, c’est ma responsabilité", a affirmé François Hollande.

Le n°1 du PS présente les "excuses" de la majorité aux Français. "Nous n'avons pas convaincu la droite en général, et la droite sénatoriale en particulier, de rentrer dans l'union nationale pour renforcer notre droit dans la lutte contre le terrorisme", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis après l'annonce de François Hollande.

Pour Nicolas Sarkozy, François Hollande "a créé les conditions de l'échec et de l'immobilisme". "Nous sommes au coeur du système de M. Hollande. A force de promettre tout et le contraire de tout, la réalité, c'est qu'il condamne le pays à un blocage et à l'immobilisme. Il a créé les conditions de l'échec", a affirmé le président des républicains, en marge d'une matinée de travail au siège de son parti.

Assemblée nationale puis Sénat avaient voté le projet de révision, mais en réécrivant chacun le volet sur la déchéance. Or les deux chambres devaient parvenir à une version identique avant toute réunion du Congrès.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CONSTITUTION

22h35 : "Il est des annonces qui, plus que les couleurs et saveurs printanières, promettent, pardon, permettent de retrouver l'urgence des combats qui vaillent."

Sur Facebook, l'ancienne garde des Sceaux, qui avait démissionné à cause de ce projet de réforme constitutionnelle, se félicite de son abandon.

21h12 : Après quatre mois de polémique, François Hollande a abandonné ce matin la déchéance de nationalité. Notre journaliste Simon Gourmellet vous raconte comment il a présenté, défendu et finalement enterré ce projet.



François Hollande, le 16 novembre 2015, devant le Congrès rassemblé à Versailles (Yvelines). 

(STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

17h20 : "C'est un échec de plus pour François Hollande et une perte de crédibilité supplémentaire, elle n'était déjà pas forte, c'est le moins qu'on puisse dire."


"Je m'y attendais puisque que j'avais dit dès le départ que cette réforme était inutile, aussi bien juridiquement que politiquement", a déclaré Alain Juppé après l'abandon de la réforme constitutionnelle.

15h51 : Manuel Valls "regrette profondément" l'abandon du projet de révision constitutionnelle. Retrouvez les déclarations du Premier ministre prononcées il y a quelques minutes face aux députés.


(LCP / FRANCETV INFO)

15h25 : L'abandon du projet de révision constitutionnelle n'est pas un fait inédit dans la Ve république. Notre blog "Déjà vu" revient sur trois réforme de la Constitution qui avaient déjà fait long feu.

15h16 : Face aux députés, Manuel Valls revient sur l'abandon de la révision constitutionnelle, annoncé ce matin par François Hollande. Sans surprise, droite et gauche se renvoient la balle.

15h11 : Vous pouvez suivre les questions au gouvernement à l'Assemblée nationale en direct sur francetv info en cliquant ici.

14h55 : "Ce n'est pas une reculade, il y a un échec cinglant pour le président de République et pour le Premier ministre qui est incapable de lui assurer une majorité", estime Christian Jacob, patron des députés Les Républicains à l'Assemblée, après l'abandon du projet de révision constitutionnelle.

(FRANCETV INFO)

13h30 : "Malgré cette période marquée par le terrorisme, le président a fait le constat que l'unité nationale n'était pas possible. La droite a décidé qu'elle n'accorderait son soutien à une réforme constitutionnelle, même dans la lutte contre le terrorisme."

Le patron des députés PS dénonce le "jeu de rôles" de la droite entre l'Assemblée et le Sénat, "pour rendre impossible une réforme dont le pays avait besoin" .

13h23 : "C'est la faute du président : c'est la proposition du président, l'initiative du président, le timing du président. Dire 'c'est pas moi, c'est lui', c'est une telle vision dérisoire des choses que c'est une insulte aux victimes du terrorisme."

Après l'abandon du projet de révision constitutionnelle, Eric Woerth dénonce "une retraite en pleine campagne" : "C'est assez pitoyable", dit-il.

13h16 : Après le Conseil des ministres, Stéphane Le Foll charge la droite et l'opposition. "Chacun pourra juger de la sincérité et de l'engagement des uns et des autres pour trouver [des réponses] sur ces sujets importants pour les Français, fait valoir le porte-parole du gouvernement. Les débats auront donné lieu à des échanges, c'était légitime, à des points de vue – c'était légitime – mais à une incapacité à trouver un texte commun qui permette de convoquer le Congrès."



(FRANCE TELEVISIONS)

13h12 : "C'est une fusée qui était lancée de façon oblique et ne pouvait que s'écraser. On va se renvoyer la balle sur la responsabilité entre la gauche et la droite, mais c'est bien François Hollande qui voulait faire un coup politique."

Pour Eric Ciotti, le président de la République "n'a pas mesuré le séisme dans sa majorité et les choses lui ont échappé."

13h11 : "Nous présentons nos excuses aux Français, a réagi le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Nous n'avons pas convaincu la droite en général, et la droite sénatoriale en particulier, de rentrer dans l'union nationale pour renforcer notre droit dans la lutte contre le terrorisme."



FRANCE TELEVISIONS

12h59 : Nicolas Sarkozy réagit à son tour à l'abandon de la réforme constitutionnelle initiée après les attentats de novembre.

12h57 : "L'abandon de la réforme constitutionnelle, prévoyant notamment d'inscrire l'extension de la déchéance de nationalité dans notre texte fondamental, est un échec exceptionnellement lourd pour le président de la République."

Pour Marine Le Pen, "François Hollande échoue à faire respecter sa propre parole".

12h55 : Après l'allocution du président de la République, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll a défendu la décision du chef de l'Etat dans la cour de l'Elysée, sous la pluie.

07h12 : Vous pouvez réécouter le discours de François Hollande qui vient d'annoncer qu'il renonçait finalement à la réforme constitutionnelle.

FRANCE TELEVISIONS

12h44 : Même Laurence Parisot, ancienne dirigeante du Medef, y va de son "ouf" de soulagement, après l'annonce par François Hollande de l'abandon de la réforme constitutionnelle.

12h35 : "La morale de cette séquence, c'est qu'il ne faut pas se lancer à l'improviste dans ce type de réforme. On passe trois mois de débats sans fin sur une mesure uniquement symbolique, pour laquelle François Hollande s'est coupé de sa gauche et a organisé un remaniement. Il faut se concentrer avec courage sur des mesures utiles, et pas passer son temps sur des symboles qui ne servent à rien."

Interrogé par francetv info, le député Benoist Apparu, proche d'Alain Juppé, juge la décision de François Hollande "plutôt sage", estimant que la réforme constitutionnelle "allait dans le mur, et ne correspondait plus aux annonces initiales".

12h27 : Les frondeurs du PS sont satisfaits de l'abandon de la révision constitutionnelle qui prévoyait notamment la déchéance de nationalité pour les terroristes. Même chose pour Jean-Luc Mélenchon.

12h19 : François Hollande confirme qu'il renonce à la révision de la Constitution qui prévoyait notamment la déchéance de nationalité.

12h17 : "J'ai décidé de clore le débat constitutionnel."

François Hollande s'exprime à l'issue du Conseil des ministres.

12h16 : "Je constate aujourd'hui que l'Assemblée nationale et le Sénat ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur un même texte. Je constate aussi qu'une partie de l'opposition est hostile à toute révision constitutionnelle."

François Hollande s'exprime à l'issue du Conseil des ministres.

12h14 : "Nous avons dégagé un milliard d'euros pour assurer la sécurité des Français."

François Hollande s'exprime à l'issue du Conseil des ministres.

12h14 : "L'état d'urgence montre son efficacité même s'il ne peut pas être un état permanent."

François Hollande s'exprime à l'issue du Conseil des ministres.

12h13 : "Le jihadisme nous a déclaré la guerre. Cette guerre sera longue, nous la menons en Syrie. Cette guerre demande à l'échelle de l'Europe une action déterminée."

François Hollande s'exprime à l'issue du Conseil des ministres.

11h55 : Quelques minutes avant la prise de parole de François Hollande, RTL affirme à son tour que le président va renoncer à réunir le Parlement en Congrès à Versailles pour réviser la Constitution.

11h51 : SelonLibération, François Hollande devrait même renoncer à réviser la Constitution et donc à convoquer le Parlement en Congrès à Versailles.

11h29 : François Hollande devrait bientôt prendre la parole pour annoncer s'il maintient la déchéance de nationalité dans la réforme constitutionnelle. Le pupitre est prêt, tweete la journaliste de France 2, Maryse Burgot.

11h05 : Le chef de l'Etat a reçu, ce matin, les présidents du Sénat, Gérard Larcher (LR), puis de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS), au sujet de la réforme constitutionnelle. François Hollande doit prendre la parole à l'issue du Conseil des ministres.

10h44 : François Hollande doit s'exprimer à la fin du Conseil des ministres, qui a lieu ce matin, sur la révision de la Constitution. Le président devrait également s'exprimer sur la déchéance de nationalité. Le chef de l'Etat devrait déclarer s'il la maintient dans la révision constitutionnelle ou non.