Défense : face à la menace terroriste, François Hollande donne des crédits

Le chef de l'État a annoncé mercredi 29 avril, lors d'un Conseil de Défense à l'Élysée, qu'il allait augmenter le budget alloué aux armées d'ici sur les quatre prochaines années. France 2 fait le point.

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L'armée française va retrouver ses crédits. Avec ses 9 000 soldats déployés dans des opérations extérieures, un plan Vigipirate qui la mobilise depuis bientôt quatre mois, non seulement son budget ne baissera plus, mais il va augmenter.
"La France fait face à de lourdes menaces. J'ai fait ce choix, car c'est celui de la France, celui de sa protection, de sa sécurité et je sais que les Français, s'ils veulent avoir confiance à l'avenir, doivent se sentir partout en sécurité", a expliqué François Hollande, lors d'une conférence de presse à L'Élysée, mercredi 29 avril.
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, plaidait pour une rallonge et Michel Sapin, ministre de l'Économie, souhaitait que l'on reste dans les clous budgétaires. C'est clairement la ligne du premier qui l'emporte avec cette hausse de 3,8 milliards d'euros sur quatre ans et 18 500 postes de militaires préservés sur les 34 000 menacés de suppression.

Un troisième volet

C'est la menace terroriste, encore, qui justifie le troisième volet de ces décisions, le maintien pour une durée indéterminée de l'opération Sentinelle : 7 000 militaires parmi les 10 000 hommes affectés à la sécurité des lieux sensibles.
François Hollande parle d'un effort considérable, pour l'opposition, le compte n'y est pas. Hervé Morin, ancien ministre de la Défense, parle "d'enfumage".

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Le président de la République, François Hollande, le 29 avril 2015.
Le président de la République, François Hollande, le 29 avril 2015. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)