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François Hollande à Toulouse : "Le temps de l'alternance est venu"

Le candidat socialiste, en meeting ce soir à Toulouse, a indiqué qu'il sent "la victoire à portée de main". Tout en appelant à la mobilisation le jour du scrutin, il a beaucoup parlé d'alternance et s'est placé dans la lignée historique de François Mitterrand.
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Radio France
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Le débat d'entre deux-tours passé, François Hollande s'en amuse : "J'ai failli en demander un deuxième, enfin je me suis retenu ! " Malgré son sourire et les sondages favorables, le candidat socialiste a mis ses électeurs en garde contre une possible mauvaise surprise dimanche : "Je vous demande de ne pas céder à la facilité, à la naïveté de penser que ce serait fait. Tant que les Français n'ont pas voté, la victoire vous allez la chercher, la conquérir des mains de la droite ".

"Trente-et-un ans après François Mitterrand"

François Hollande a défendu la possibilité d'une alternance, rejetant les accusations de Nicolas Sarkozy : "Chaque fois que la gauche est arrivée au pouvoir elle a redressé le pays. L'alternance c'est une chance, le risque principal c'est que la droite puisse rester cinq ans de plus au pouvoir ".

Il a plusieurs fois fait référence au seul mandat d'un socialiste à l'Elysée : "31 ans après François Mitterrand. Ce n'était pas un accident mais l'annonce d'autres alternances ."

Il a aussi revisité à sa façon les thèmes de l'immigration et des frontières, souvent cités par le candidat président. "Si les frontières se sont effacées, c'est parce que la droite a voulu la libre circulation des marchandises et des produits financiers tout en empêchant celle des personnes, a accusé le socialiste. La frontière elle doit être posée entre l'intérêt général et les intérêts particuliers, entre l'argent et la politique. "

"Effacer le souvenir cruel du 21 avril 2002"

François Hollande s'est aussi montré optimiste, devant Lionel Jospin, ancien Premier ministre et deux fois candidat malheureux à la présidentielle, qui s'exprimait avant lui. "Si nous l'emportons, et nous l'emporterons le 6 mai, je veux que cela efface le souvenir cruel du 21 avril 2002 et que ouvrions enfin la page que nous aurions dû déjà ouvrir cette année là ", a-t-il souhaité.

Après ce discours assez bref (40 minutes), François Hollande s'est attardé pour un long bain de foule (20 minutes) autour de la scène dressée place du Capitole.


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