DIRECT. Le Sénat va transmettre aux enquêteurs des documents au sujet des emplois d'assistants de deux enfants de François Fillon

Marie et Charles Fillon ont tous deux été employés par leur père comme assistants parlementaires entre 2005 et 2007, quand il était sénateur de la Sarthe.

François Fillon lors d\'un meeting à Charleville-Mézières (Ardennes), le 2 février 2017.
François Fillon lors d'un meeting à Charleville-Mézières (Ardennes), le 2 février 2017. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le Sénat a annoncé, vendredi 3 février, qu'il transmettrait "dans les plus brefs délais" au parquet national financier des documents, demandés par la justice, concernant les emplois occupés par deux des enfants de François Fillon. Lui-même avait reconnu avoir rémunéré Marie et Charles Fillon en tant qu'avocats, quand il était sénateur de la Sarthe entre 2005 et 2007. Suivez les derniers développements de l'affaire Fillon dans ce direct.

La justice s'intéresse à deux enfants du couple Fillon. L'enquête a été étendue, jeudi, aux cas de Marie et Charles Fillon. Marie Fillon avait touché 57 084 euros entre octobre 2005 et décembre 2006, et Charles Fillon a touché 26 651 euros entre janvier et juin 2007. François Fillon avait confirmé les avoir rémunérés comme avocats, mais ils n'étaient alors qu'étudiants en droit.

 Larcher dément vouloir "lâcher" Fillon. L'Obs affirmait que ce proche du candidat s'était résigné à lui intimer de laisser la place à Alain Juppé. Des "allégations extravagantes", assure le président du Sénat sur Twitter.

Six Français sur 10 pour son retrait. François Fillon ne doit pas attendre une éventuelle mise en examen pour retirer sa candidature, estiment 61% des personnes interrogées dans un sondage Odoxa pour franceinfo. Mais elles ne sont que 32% chez les sympathisants de la droite.

"Je n'ai jamais été son assistante ou quoi que ce soit de ce genre" : c'est ce qu'explique Penelope Fillon à une journaliste britannique dans une interview filmée en 2007 et retrouvée par "Envoyé spécial". A l'époque, elle était pourtant rémunérée depuis des années comme assistante parlementaire, de son mari puis de son suppléant.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #FILLON

18h53 : S'il vous plaît, François Fillon, arrêtez-vous tant qu'il est temps ! Ce n'est plus tant une question de justice que de morale au regard des sommes évoquées - pensez à vos concitoyens qui n'arriveront pas de leur vie à gagner les sommes perçues par vous et votre famille - vite courez à confesse !

18h52 : Désolé M. Fillon, rester droit dans ses bottes n'a jamais prouvé une innocence. Chaque jour, parfois chaque heure nous apprenons votre "légèreté " avec l'argent du contribuable. Vous avez perdu toute crédibilité pour être notre président. (...)

18h51 : Je viens de voir la vidéo, il est gonflé quand même le Fillon..! Il invoque le complot, mais pas un argument sur le fond !

18h51 : La déclaration publiée sur Facebook par François Fillon, dans laquelle il se dit déterminé à "tenir bon" malgré les affaires concernant les emplois présumés fictifs de ses proches, ne semble pas avoir convaincu nos internautes. Petit florilège des nombreuses réactions que nous recevons.

18h28 : Dans un message vidéo publié sur Facebook, François Fillon dit "comprendre le trouble" généré par les révélations de la presse sur l'emploi de sa femme, mais affirme qu'il "[tiendra] bon".



17h40 : Et cela repousserait de facto les législatives , en pleine période de vacances... les candidats s'écharperont un peu plus, l'abstention augmentera... et quel nouveau scandale dénichera-t-on?

17h40 : On ne reporte pas une date de présidentielle sous prétexte qu'un "empêchement" a été décrété par certains clans partisans.Où va-t-on ?Qui a lancé cette idée ? (...)

17h39 : Alors si demain Mélenchon ou Macron tombent malades, on va reporter l'élection s'ils produisent un certificat médical ?

17h39 : Non au report. Nous n'avons pas à subir les conséquences du comportement douteux d'un candidat potentiel à la présidence de la République. La règle n'est pas dictée par les partis politiques. Restons à ce qui est prévu.

17h39 : Pour beaucoup d'entre vous, repousser la date de l'élection présidentielle, comme l'évoque le constitutionnaliste Dominique Rousseau, est impossible. Voici vos commentaires.

17h26 : Un nouveau député lance un appel au désistement de François Fillon au profit d'Alain Juppé. Il s'agit du député UDI Thierry Benoît, révèle France Bleu Armorique.

16h31 : Impossible, messieurs, dames de reporter l'élection ! J'ai calé les dates de la Présidentielles et des législatives sur mon agenda depuis longtemps et serai totalement indisponible aux autres dates. Je ne vois pas à qui confier une procuration. Je risque alors de grossir les rangs des abstentionnistes ! ;-))

16h31 : Bonjour, je ne comprends pas. L'annonce de la candidature de Fillon est bien antérieure aux 30 jours avant la date concernée. Le report est donc impossible sur ces bases !

16h30 : Avec ce report, on va encore peut-être trouver de nouvelles affaires, les lanceurs(es) d'alerte vont se délecter, et la Justice va être à tout jamais partisane (...)

16h29 : Ca laisserait à Monsieur Fillon le temps de se refaire...

16h28 : Bien sûr, il faut reporter la date de l'élection présidentielle. Nous sommes en démocratie.

16h28 : #Report élections. Ce ne serait pas idiot, ce report. Car, à 3 mois du premier tour, nous avons eu très peu de débats d'idées, de confrontation de programmes (quand les programmes sont connus!) Cela nous donnerait le temps d'écouter, d'étudier les propositions et de choisir.

16h27 : Faut-il repousser l'élection présidentielle ? Cette idée, évoquée ici par le constitutionnaliste Dominique Rousseau, vous fait réagir dans les commentaires.

16h02 : Bonjour @Fififine. Votre question est loin d'être bête ! Les assistants parlementaires sont payés grâce à une enveloppe mensuelle de 9 561 euros, dont disposent les députés. Ces derniers peuvent employer jusqu'à cinq collaborateurs (quand ils choisissent d'embaucher un proche, la rémunération du salarié ne doit pas dépasser la moitié de l'enveloppe, soit 4 780 euros). Or, comme l'explique Le Lab d'Europe 1, cette enveloppe, issue du budget de l'Assemblée, est bien considérée comme de l'argent public, dont une partie correspond au prélèvement de l'impôt.

15h58 : Bonjour franceinfo ! J'ai une question un peu bête : qui paye les assistants parlementaires ? Les contribuables ? #fillon

15h17 : Un nouveau volet de l'affaire Fillon ? Selon une enquête de Buzzfeed, le candidat à la présidentielle fait travailler son assistante parlementaire, Anne Faguer, sur sa campagne. Or, cela contrevient au règlement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, explique le site.

14h03 : Et si l'affaire Penelope Fillon entraînait un report de l'élection présidentielle ? La question peut paraître farfelue, et pourtant, elle est très clairement évoquée par le constitutionnaliste Dominique Rousseau. "Si Fillon est empêché, le 10 mars, le Conseil constitutionnel peut décider le report de l'élection présidentielle", écrit-il dans un tweet posté hier. Qu'en est-il réellement ? Je me suis posé la question.François Fillon, candidat des Républicains à la présidentielle, le 2 février 2017 à Charleville-Mézières (Ardennes).


13h36 : "Jusqu'à présent, je ne m'étais jamais impliquée dans la vie politique de mon mari."

Soupçonné d'avoir attribué à son épouse un emploi fictif d'assistante parlementaire pendant des années, François Fillon martèle que sa femme a "travaillé depuis toujours" à ses côtés. Son épouse, elle, a pourtant affirmé l'inverse à de nombreuses reprises, comme ici, en octobre 2016, dans Le Bien public. Franceinfo a compilé sept de ses citations.


13h31 : Le président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains), indique que la chambre coopère avec la Justice dans l'affaire Fillon. Le Sénat va transmettre au parquet national financier des documents qu'il lui a demandés concernant les emplois occupés par les enfants de François Fillon, Marie et Charles. Tous deux ont été ses collaborateurs à la Haute Assemblée, entre octobre 2005 et juin 2007.

10h14 : Cash, comme à son habitude. Dans l'affaire Fillon, la députée européenne Les Républicains Rachida Dati a pointé ce matin sur BFMTV des "erreurs de communication" du candidat de droite à la présidentielle. A écouter ici :



(BFMTV)

10h13 : Voici les sujets sur lesquels les journalistes de la rédaction vont travailler :

Margaux Duguet va sonder les différentes fédérations des Républicains, pour savoir comment elles gèrent l'affaire Fillon.

• Marie-Violette Bernard va vous raconter l'histoire du récif de corail au large de l'Amazone, à peine découvert et déjà menacé.

• En vue du Tournoi des six nations qui commence demain, Camille Adaoust va vous expliquer toutes les règles du rugby en vidéo.

09h33 : Alors que l'enquête est lancée sur les soupçons d'emploi fictif visant son épouse, François Fillon a répondu, hier soir, en meeting à Charleville-Mézière, en accusant des "officines" d'être à la manœuvre. A écouter ici :






(FRANCEINFO)

09h25 : Comme l'indique Ozap, le reportage d'"Envoyé Spécial" sur Penelope Fillona attiré, à lui seul, 5,4 millions de téléspectateurs, soit 21,5% de part d'audience.

09h24 : Quelles sont les audiences d'hier soir (Envoyé Spécial) ?

08h55 : "Moi, je considère que la justice en France est indépendante", indique Rachida Dati, qui estime que François Fillon a "une chance sur trois" de s'en sortir, si un classement sans suite est prononcé par le parquet. Si le candidat est renvoyé devant le tribunal ou mis en examen, les choses se compliquent pour son avenir politique.

08h54 : "S'il y avait un plan B, ça se saurait !", assure encore Rachida Dati. "Les yeux dans les yeux, avez-vous donné des informations au Canard enchaîné", lui demande Jean-Jacques Bourdin. "Est-ce que c'est mon genre de faire des coups dans le dos ? Moi, je fais des coups en direct", répond l'eurodéputée.

08h53 : "Je râle, je dis ce que je pense, mais je suis légitimiste", assure Rachida Dati, estimant que François Fillon peut encore faire campagne, tant que l'enquête judiciaire est en cours.

08h53 : "Moi, je pense que François Fillon a cru qu'en gagnant la primaire, il avait gagné la présidentielle. Aujourd'hui, il paye le fait qu'il n'a pas su bien rassembler."

Rachida Dati ne mâche pas ses mots à l'égard du candidat de la droite sur BFMTV, ce matin. "On est pollués par cette affaire, qui a cassé l'élan de la campagne", ajoute-t-elle, conseillant à François Fillon "d'aller voir tous les élus de terrain" et de "dégager les communicants".

08h52 : Rachida Dati est invitée de Jean-Jacques Bourdin sur RMC/BFMTV. "Une enquête judiciaire est en cours, mais c'est vrai qu'aujourd'hui, cette affaire a pris le pas sur le débat public", affirme l'ancienne ministre de la Justice.

08h16 : Gérard Larcher dément, sur Twitter, les informations de L'Obs, selon lesquelles il aurait décidé de lâcher François Fillon. Le président Les Républicains du Sénat affirme sur le réseau social qu'il "confirme ce matin [son] total soutien" au candidat de la droite.

08h05 : Benjamin Griveaux était l'invité des "Quatre vérités" sur France 2 ce matin. Pour le porte-parole d'Emmanuel Macron, "cela pose un problème d'éthique pour François Fillon au vu des révélations" dans les médias. Et de défendre le candidat d'En marche !, accusé de manquer d'expérience : "Avoir été élu pendant trente ans n'est pas le sésame pour accéder à la magistrature suprême !"

07h55 : Gérard Larcher, l'un des plus anciens soutiens de François Fillon, lâche son champion. Selon L'Obs, le président Les Républicains du Sénat est "hystérique" face à l'irresponsabilité du candidat de la droite. Pour lui, il n'y a qu'un seul recours possible : Alain Juppé. A lire ici.

07h40 : Si aucun ténor de la droite ne veut officiellement donner le coup de grâce, le scénario d'un plan B prend forme et des noms circulent : François Baroin, Laurent Wauquiez... Le Parisien s'interroge : François Fillon peut-il encore faire campagne ?

06h59 : "Lorsque l'on est victime d'un tsunami national, est-il prudent, voire intelligent, de susciter un orage local là où la météo était parfaitement calme ?", s'est interrogée Isabelle Balkany. Sur i-Télé, hier, Patrick Balkany n'a pas mâché ses mots à l'égard de François Fillon : il "ne peut pas être candidat à la présidentielle. Il entraînerait toute la droite vers une défaite certaine".

06h58 : Les militants Les Républicains de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) ont suspendu leur campagne en faveur de François Fillon pour la présidentielle. Ils sont furieux que leur parti ait investi l'adversaire historique du député-maire Patrick Balkany pour les législatives à la place de son poulain.