Affaires Fillon : "Il y a une opération de déstabilisation. On ne va pas nous voler cette élection"

Isabelle Le Callenec, porte-parole de François Fillon et députée Les Républicains, a dénoncé, mercredi soir sur franceinfo, une tentative de déstabilisation visant à faire chuter le candidat de la droite et du centre dans sa course à la présidentielle.

François Fillon, candidat à la présidentielle, le 1er février 2017, au Salon des entrepreneurs à Paris.
François Fillon, candidat à la présidentielle, le 1er février 2017, au Salon des entrepreneurs à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)

La contre-attaque des époux Fillon, à la suite des différentes révélations sur des soupçons d'emplois fictifs, s'organise dans la presse dès jeudi 2 février. Une tribune dans Le Figaro, titrée "Pour l'honneur d'un homme et l'avenir de la France", va paraitre jeudi. Elle est signée par des élus Les Républicains. Parmi eux, se trouvent des fillonistes, mais aussi des sarkozystes comme Brice Hortefeux ou des juppéistes comme Jean-Pierre Raffarin. Des ex-candidats à la primaire de la droite se sont associés également à cette tribune comme Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Bruno Lemaire. Tous sont derrière François Fillon. Tout comme Isabelle Le Callenec, porte-parole de François Fillon, vice-présidente LR, députée d'Ile-et-Vilaine qui a dénoncé une "opération de déFillon

stabilisation", mercredi 1er février sur franceinfo.

franceinfo : Cette tribune est-elle nécessaire ?

Isabelle Le Callenec : Il faut défendre l'honnêteté de notre candidat à l'élection présidentielle. Pas question de l'éliminer. Il a été choisi démocratiquement. On va continuer à aller sur le terrain pour présenter le projet de François Fillon. Il n'est pas question de se laisser faire.

Dans cette tribune, les signataires dénoncent une "tentative de mise à mort". N'est-ce pas trop excessif ?

Oui ces termes sont forts, mais la violence des attaques l'est tout autant. On peut s'interroger sur l'origine de tout ce qui est en train de se passer. Cela sent la préméditation, on se pose donc des questions : 'À qui profite le crime ?' C'est très grave ce qui se passe. On déverse sur la place publique des rumeurs, des calomnies et on entretien un feuilleton depuis plusieurs jours. Pendant ce temps-là, on ne demande pas aux candidats quels sont leurs projets. Oui, on cherche à éliminer le candidat de la droite et du centre. En revanche, nous, on pense que c'est l'homme qu'il faut pour notre pays.

Pourrait-il y avoir un nouveau candidat à la place de François Fillon ?

Personnellement, je pense que François Fillon est légitime dans sa démarche. Plus de quatre millions d'électeurs se sont déplacés. Il reçoit des milliers de messages de soutien à sa candidature. Certes, il a créé le doute, il faut donc aller sur le terrain pour expliquer. Pour autant, il y a une opération de déstabilisation. On veut la dénoncer. On ne va pas nous voler cette élection.

"On pense que c'est l'homme qu'il faut pour notre pays", Isabelle Le Callenec
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