Affaire Penelope Fillon : Benoît Hamon réfute la thèse du complot

François Fillon pointe une opération de "calomnie" après les nouvelles révélations concernant sa femme et ses enfants. Benoît Hamon, le candidat socialiste aux présidentielles, a réagi mercredi en estimant qu'il ne faut "pas voir de coup d'État là où il n'y a qu'une affaire qui concerne" le candidat Les Républicains. 

Le candidat socialiste Benoît Hamon, au salon Euromaritime de Paris, le 1er février 2017. 
Le candidat socialiste Benoît Hamon, au salon Euromaritime de Paris, le 1er février 2017.  (BERTRAND GUAY / AFP)

"C'est grotesque. Il ne faut pas voir de coup d'Etat là où il n'y a qu'une affaire qui concerne François Fillon et qui embarrasse sa famille politique", a réagi mercredi au micro de franceinfo, Benoît Hamon, après les déclarations de François Fillon mettant en cause "le pouvoir" et "la gauche" dans les révélations du Canard Enchaîné. L'hedomadaire satirique affirme que Pénélope, son épouse, a perçu plus de 930 000 euros comme assistante parlementaire et à La Revue des deux mondes

En visite au salon Euro-maritime à Paris, le candidat socialiste à l'élection présidentielle a tenu à rappeler que François Fillon a voté "contre le projet du gouvernement porté par Christiane Taubira d'une stricte indépendance du parquet qui lui permet de poursuivre en étant totalement déconnecté d'une quelconque tutelle politique."

Benoît Hamon réfute la thèse du complot.

L'employeur c'est François Fillon, l'employée c'est madame Fillon. S'ils n'ont rien à se reprocher, la justice le dira. Si c'est le contraire, il en tirera les conséquences.Benoît Hamon, candidat socialiste à la présidentielleà franceinfo

Après avoir évoqué la somme de "500 000 euros brut" la semaine dernière, Le Canard Enchaîné, dans son édition de mercredi, chiffre à 831 440 euros bruts la somme perçue par Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari ou de son suppléant Marc Joulaud. Non à partir de 1998, comme le journal l'écrivait la semaine dernière, mais dès 1988.

Pour le député des Yvelines, il ne faut pas "donner plus d'importance à cette affaire qu'elle n'en a. C'est mieux d'assumer", conclut-il.