L'élue des Yvelines Aurore Bergé, ancienne juppéiste, rejoint Emmanuel Macron

Deux mois après avoir soutenu le maire de Bordeaux pendant la primaire de la droite, Aurore Bergé annonce, mardi, qu'elle rejoint le candidat d’En marche !

(MARTIN BUREAU / AFP)

Les rangs du mouvement En marche ! grossissent chaque jour. Cette fois, c'est la jeune élue des Yvelines Aurore Bergé, 30 ans, qui annonce son ralliement. Il y a encore deux mois, elle pilotait la campagne numérique d'Alain Juppé pendant la primaire de la droite. Elle explique son choix dans les colonnes de L’Obs, mardi 14 février.

"La droite m’a perdue"

Aurore Bergé dit ne plus se reconnaître dans le parti Les Républicains, qu'elle a rejoint à l'âge de 16 ans. "La droite m’a perdue une première fois quand elle a appelé à défiler contre les droits des autres", en 2013, lors du débat sur l'ouverture du mariage aux homosexuels. La droite l'a perdue "définitivement" quatre ans plus tard, en 2017, "quand elle a choisi un candidat, François Fillon, qui a proposé de revenir sur l’adoption plénière pour les couples homosexuels, créant de fait une discrimination entre les enfants en raison de l’orientation sexuelle de leurs parents ; quand elle a choisi un candidat qui a fait de l’IVG un sujet de l’élection présidentielle".

Elle dit ne plus pouvoir "suivre sans réfléchir la ligne du parti" ni s"’imposer des virages et des détours idéologiques qui vont à l’encontre des convictions qui fondent [son] engagement politique".

D'autres jeunes LR bientôt chez Macron ? 

Contactée par franceinfo, Aurore Bergé dit avoir pris sa décision définitive après s'être rendue au meeting d'Emmanuel Macron à Lyon, le 4 février. Mais, insiste-t-elle, c'est bien "dès le lendemain de la primaire" que les sirènes macronistes se sont fait entendre. "Mes valeurs ne sont pas représentées avec Fillon", affirme-t-elle. La jeune élue explique avoir reçu des dizaines de messages positifs depuis la publication de sa tribune : "Les jeunes juppéistes avec qui j'ai fait campagne trouvent ça logique et cohérent." D'ailleurs, assure-t-elle, "un certain nombre de jeunes responsables LR ont envie de rejoindre Macron. Ce sera plus simple maintenant qu'il y en a une qui a franchi le pas." 

Dans sa tribune publiée dans L'Obs, Aurore Bergé dit aussi tout ce qu'elle pense des soupçons d'emplois fictifs qui touchent François Fillon.

On ne peut pas avoir prétendu à l’exemplarité, s’être revendiqué de l’exemple du général de Gaulle pour finir aujourd’hui par se justifier de pratiques indéfendables d’un point de vue moral et éthique.Aurore BergéL'Obs