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François Fillon monte en première ligne pour défendre la candidature de Nicolas Sarkozy

Le premier ministre, François Fillon, a profité de la réunion hebdomadaire du groupe UMP, mardi 21 février, pour fixer le cap aux élus de la majorité, à savoir s'adresser aux électeurs tentés par Marine Pen et François Bayrou.
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François Fillon participe à la séance des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, le 17 janvier 2012. (AFP - Bertrand Guay)

Le premier ministre, François Fillon, a profité de la réunion hebdomadaire du groupe UMP, mardi 21 février, pour fixer le cap aux élus de la majorité, à savoir s'adresser aux électeurs tentés par Marine Pen et François Bayrou.

Sa cohabitation avec Nicolas Sarkozy n'a pas toujours été simple. Occupant le poste de chef du gouvernement depuis le début du quinquennat, François Fillon s'est tenu en retrait plus d'une fois.

Ce n'est plus d'actualité. Outre que les deux hommes ont fini par trouver un "modus vivendi", le premier ministre est aux avant-postes dans la campagne présidentielle, un dévouement doublement gagnant.

Non seulement le premier ministre consolide son image d'homme fidèle à son camp, mais il défend par la même occasion son bilan, et les nombreuses réformes engagées, ce qui, à quelques semaines des législatives, ne peut que servir sa candidature dans la 2ème circonscription de Paris.

Mobiliser les troupes parlementaires

Présent au premier rang du grand meeting de Nicolas Sarkozy, dimanche, à Marseille, M. Fillon ne ménage ni son temps, ni ses efforts dans la campagne présidentielle.

Mardi, lors de la réunion hebdomadaire du groupe UMP, le premier ministre a délivré ses consignes aux députés de la majorité. "Il faut que nous nous déployions et que nous ayons à cœur de nous adresser à tous les Français", a-t-il déclaré selon une source proche du groupe et confirmée dans son entourage.

"Aux électeurs tentés par l'extrême droite, nous devons dire que nous sommes le parti de l'ordre, du travail et de la responsabilité. Et aux électeurs tentés par un candidat qui cherche à incarner le centre, nous devons dire que l'Europe a besoin du leadership français", a-t-il poursuivi.

Outre les consignes électorales, M. Fillon a également précisé l'angle de tir sur le camp socialiste. "On accuse Nicolas Sarkozy de faire preuve de violence. De qui se moque-t-on ? La violence est d'abord celle assénée depuis cinq ans à son endroit. La violence, ce sont les mensonges des socialistes sur les cadeaux faits aux riches. La violence, c'est la caricature d'une France affaiblie", a-t-il estimé.

Les "petits calculs électoraux" des socialistes

Mardi après-midi, lors de la séance des questions à l'Assemblée, M. Fillon a remis l'ouvrage sur le métier, en pointant du doigt les arrières pensées de l'opposition.

"Mesdames et messieurs les députés socialistes, il n'est pas trop tard pour vous ressaisir, il n'est pas trop tard pour choisir l'intérêt général européen plutôt que de petits calculs électoraux", a-t-il lancé aux élus lors du vote du Mécanisme européen de stabilité (MES).

"Le refus de voter m'apparaît comme une faute parce qu'on ne peut pas comprendre qu'un grand parti comme le Parti socialiste, qu'un parti de gouvernement d'un grand pays choisisse délibérément, en s'abstenant ou en votant contre, de fragiliser la zone euro car c'est finalement le résultat de ce vote", a-t-il répété un peu plus tard, interrogé par la députée (UMP) Pascale Gruny.

La veille, M. Fillon avait déjà dit tout le bien qu'il pensait du projet du favori des sondages, François Hollande.

"Il suffit de lire son projet pour constater qu'on est devant une sorte de social-démocratie molle qui ne répond pas aux principaux défis lancés à notre pays", avait-il lancé devant quelque 500 militants UMP réunis à Villebon-sur-Yvette, circonscription de la toute nouvelle porte-parole de Nicolas Sarkozy.

"La messe n'est jamais dite avant d'être entré dans l'isoloir", a encore glissé M. Fillon dans la soirée, peut-être en songeant à sa propre élection.

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