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François Bayrou estime que La France ne sortira pas de la crise si les clivages perdurent

Le président du MoDem, François Bayrou, a expliqué, lundi 28 mai, que la France ne s'en sortirait pas si le sectarisme prévalait au sein du Parti socialiste, allusion au maintien face à lui de la candidature PS lors des élections législatives.
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François Bayrou prononce un discours à Paris, le 22 avril 2012. (AFP - Bertrand Langlois)

Le président du MoDem, François Bayrou, a expliqué, lundi 28 mai, que la France ne s'en sortirait pas si le sectarisme prévalait au sein du Parti socialiste, allusion au maintien face à lui de la candidature PS lors des élections législatives.

François Bayrou est en difficulté sur ses terres.

Deux sondages récents donnent le député centriste battu par la candidate socialiste, Nathalie Chabanne, au second tour des législatives dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Reconnaissant que l'"équation politique (n'était) pas facile", le patron du MoDem a admis lundi sur France Inter, que son appel au vote pour François Hollande à la présidentielle avait pu troubler mais qu'une réflexion sur ce choix était en train d'émerger dans l'électorat.

"J'ai fait un pas, tendu la main"

"J'ai fait un choix qui a été regardé par tout le monde comme un choix sans précédent. C'est la première fois qu'un responsable politique du centre dit : cette ligne que vous essayez de tracer entre les Français comme un mur infranchissable, cette ligne-là, nous devons la franchir", a expliqué M. Bayrou.

"J'ai fait un pas, tendu la main au-dessus de cette ligne pour une raison certaine, c'est que nous n'arriverons pas à nous sortir de la crise si nous ne sommes pas en mesure de travailler ensemble entre Français", a poursuivi le président du MoDem.

"Alors, à ce choix sans précédent dont on voit bien qu'il est difficile, si on ne répond que par du sectarisme, que par les intérêts d'appareil, alors on est sûr que la France ne s'en sortira pas et la majorité actuelle, moins encore", a-t-il prévenu.

Regarder l'avenir

Optimiste comme Jean Lassalle M. Bayrou en dépit des sondages qui le donne perdant ? Quoi qu'il en soit, le leader centriste décèle un mouvement chez les électeurs.

"Il y a (...) une réflexion qui est en train de se faire sur deux questions : pourquoi l'a-t-il fait et surtout, quel genre de député voulons-nous ?", a fait valoir M. Bayrou.

"Qui pourra nous défendre, monter au créneau, aura le courage d'affronter les puissants ? Et, ils savent bien que je n'ai jamais manqué de ce courage-là, y compris pour faire bouger les lignes", a-t-il poursuivi.

"Je voudrais maintenant que l'on regarde l'avenir et je suis sûr que chacun des électeurs de la circonscription va le faire. Chacun sait ce qui va se produire en France et les forces dont on va avoir besoin pour que le pays sorte de cet affaiblissement. C'est en fonction de cette réflexion-là, qu'ils feront leur choix et je suis sûr qu'ils le feront dans le bon sens", a-t-il conclu.

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