François Baroin, Bruno Le Maire, Christian Jacob et Jean-François Copé signent une tribune appelant à redynamiser l'UMP

Les quatre ministres, ou ex-ministres, appellent dans une tribune publiée par "Le Figaro" de samedi à "un gouvernement resserré" et une UMP "redynamisée", "conditions de la victoire en 2012".Il s'agit d'une démarche inédite de ces trois chiraquiens (Baroin, Copé, Jacob) et de ce villepiniste (Le Maire), qui forment un quatuor très soudé.

François Baroin, ministre du Budget, et co-signataire de la tribune dans \"Le Figaro\"
François Baroin, ministre du Budget, et co-signataire de la tribune dans "Le Figaro" (AFP)

Les quatre ministres, ou ex-ministres, appellent dans une tribune publiée par "Le Figaro" de samedi à "un gouvernement resserré" et une UMP "redynamisée", "conditions de la victoire en 2012".

Il s'agit d'une démarche inédite de ces trois chiraquiens (Baroin, Copé, Jacob) et de ce villepiniste (Le Maire), qui forment un quatuor très soudé.

"Il faut que le président de la République puisse s'appuyer sur un trépied solide constitué d'un gouvernement resserré, d'une majorité parlementaire engagée et d'un parti redynamisé", déclarent-ils dans une critique du mode de fonctionnement actuel de l'UMP.

"Il est temps pour notre famille politique de préparer dès maintenant 2012" et cela "nécessite un travail collectif" associant "les parlementaires, les partis, les clubs politiques, les think tanks", insistent-ils.

Selon une source parlementaire, cette initiative "va faire beaucoup parler" d'elle car "c'est la suite de l'offensive" lancée en début de semaine par Jean-François Copé. Ce dernier s'en est pris à la fois au Premier ministre François Fillon et à Xavier Bertrand et a ouvertement proposé ses services pour prendre les rênes de l'UMP.

"Le contrat de gouvernement devra s'articuler autour de trois mots-clés": "le courage" (fin définitive des 35 heures, baisse des cotisations, baisse des dépenses publiques avec introduction d'une "contrainte constitutionnelle"), "le rassemblement" ("rétablissement de l'ordre et de l'éducation" en prenant garde "des effets d'annonce") et "l'ouverture au monde" ("pacte nouveau" entre la France et l'Allemagne, avec un "nouveau traité de l'Elysée").

Au passage, ils se démarquent nettement du Premier ministre en déclarant "soutenir la création d'un service civique obligatoire", qui pourrait être proposée aux Français par référendum. M. Fillon est opposé au service civique obligatoire.