Fillon écrit à Hollande : "La colère gronde. Entendez-la !"

A la veille de la Fête nationale, l'ancien Premier ministre François Fillon adresse une lettre ouverte au chef de l'Etat, publiée dans le "JDD". 

L\'ex-Premier ministre, François Fillon, lor d\'un meeting à Paris, 23 juin 2015. 
L'ex-Premier ministre, François Fillon, lor d'un meeting à Paris, 23 juin 2015.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

"Il vous reste deux ans, et aucune grande réforme à l'horizon." A la veille de la Fête nationale, l'ancien Premier ministre François Fillon exhorte le Président de la République, François Hollande, à "déverrouiller la France" qui "se paupérise et recherche sa fierté perdue". Dans une lettre ouverte au chef de l'Etat, publiée dimanche 12 juilet dans le JDD, François Fillon estime que "la France que vous promettiez de réenchanter va mal. La colère gronde. Entendez-la !".

"Alors que le chômage et la dette atteignent des pics historiques, la tragédie grecque montre que la menace de la faillite n'est pas abstraite", poursuit l'ancien chef du gouvernement. A propos de la crise grecque, François Fillon pense qu'une "solution aurait peut-être été possible plus tôt si vous n'aviez pas joué un trouble jeu : rigoureux en compagnie d'Angela Merkel, complaisant en coulisses avec Alexis Tsipras".

 "Votre parole est inaudible"

 

L'auteur insiste : "Votre activisme pour sauver Athènes éclipse temporairement nos propres échecs économiques, sociaux et financiers. (...) nous sommes l'un des maillons faibles de l'Union européenne alors que nous devrions être un de ses leaders."

 Et de poursuivre sa critique: "Votre parole est inaudible et l'action de votre gouvernement à contresens des attentes du pays." François Fillon propose ensuite une série de mesures : "Déverrouillez la France de ses 35 heures, refondez le code du travail, modernisez l'État, revalorisez la voie de l'apprentissage en concentrant les moyens aujourd'hui dispersés dans les emplois aidés...". L"ancien Premier ministre conclut sa lettre ouverte ainsi : "Pour tout dire, utilisez cette fin de quinquennat pour faire, si possible, une autre politique."