Présidentielle : à Calais, Eric Zemmour fustige une Union européenne "qui ne fonctionne plus"

Comme une réponse au discours d'Emmanuel Macron devant le Parlement européen, mercredi 19 janvier, le candidat à la présidentielle a dénoncé un "échec" dont Calais serait le symbole.

Article rédigé par
Audrey Tison - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Eric Zemmour, candidat à la présidentielle, à Calais, mercredi 19 janvier 2022. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

Le lieu de rendez-vous n'a été révélé qu'à la dernière minute par l'équipe de campagne d'Éric Zemmour : ce sera à proximité de l'ancienne jungle de Calais où des milliers de migrants ont campé par le passé. Au micro, derrière un pupitre, le candidat à la présidentielle donne sa vision de la ville portuaire du Pas-de-Calais : Calais est aujourd'hui le symbole d'un double échec, celui de l'Union européenne et celui d'Emmanuel Macron. L'échec de la protection des Européens, des Français et des Calaisiens. Depuis plusieurs années, la physionomie de cette ville s'est transformée. Les barbelés, les murs, les grillages, la violence et la délinquance, la saleté, la misère..."

Emmanuel Macron ou "le discours de toutes les chimères"

Éric Zemmour poursuit son intervention avec une critique du discours d'Emmanuel Macron à Strasbourg, qu'il n'a pas écouté jusqu'au bout : "Ce fut le discours de l'acharnement thérapeutique pour une Union [européenne] qui ne fonctionne plus depuis longtemps. C'est le discours de toutes les chimères habituelles, de l'Europe puissance à l'Europe sociale."

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Perché sur un bloc de béton qui abritait l'artillerie allemande pendant la Seconde guerre mondiale, le polémiste d'extrême droite déroule ses thèmes de prédilection : reprendre le contrôle de l'immigration, mettre fin à l'espace Schengen. "Personne ne sera en droit de s'opposer à la volonté du peuple français. Le Parlement français et donc le peuple français auront à nouveau toujours le dernier mot."

"Quand je serai président, vous rentrerez chez vous"

Un discours un peu perturbé par les problèmes de sonorisation ainsi que par quelques cris au loin. Ce sont des militants antifascites qui crient "On ne veut pas de toi ici ". Impossible pour eux de s'approcher du candidat, entouré par un important dispositif de sécurité.

En revanche, un député réussit à se frayer un chemin jusqu'au candidat, c'est le centriste Aurélien Taché, soutien de Yannick Jadot, venu se faire le porte-parole des migrants : "Ils vous diront tous 'Monsieur Zemmour, je ne veux qu'une chose, apprendre le français, servir la République, travailler'."Qu'ils me disent ce qu'ils veulent, répond Éric Zemmour, moi Je leur dis 'Quand je serai président, vous rentrerez chez vous'". L'échange s'arrête là. "C'est dommage", regrette l'élu du Val-d'Oise.

Aurélien Taché a tout de même remis à Éric Zemmour un rapport sur l'intégration des immigrés. Pas sûr que le candidat daigne le lire.

Déplacement d'Eric Zemmour à Calais : reportage d'Audrey Tison
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