Marine Le Pen juge les propos d'Eric Zemmour "excessifs", mais se demande s'ils valent des poursuites judiciaires

Eric Zemmour a affimé sur CNews que "tous" les migrants mineurs étaient "voleurs", "assassins" et "violeurs". Marine Le Pen plaide le droit du polémiste à la liberté d'expression.

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Marine Le Pen s'adresse à la presse, le 22 septembre 2020, à Paris.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

Marine Le Pen a estimé, mardi 6 octobre, que les propos d'Eric Zemmour sur les mineurs isolés, pour lesquels il est poursuivi devant la justice, étaient "évidemment excessifs". Mais la présidente du Rassemblement national s'est aussi demandé s'il méritait pour autant "d'être traîné devant un tribunal".

Le polémiste, déjà condamné pour injure et provocation à la haine, a déclaré sur CNews la semaine dernière que "tous" les migrants mineurs étaient "voleurs", "assassins" et "violeurs". Ces termes sont "évidemment excessifs" mais "est-ce que ça mérite d'être traîné devant un tribunal ?", a demandé Marine Le Pen sur RTL. Plusieurs départements, dont la Loire-Atlantique, le Gers ou les Landes, ont annoncé avoir porté plainte contre Eric Zemmour. 

"La liberté de choquer"

Marine Le Pen a plaidé le droit d'Eric Zemmour à la liberté d'expression. "La liberté d'expression, selon la cour européenne des Droits de l'homme [dont Marine Le Pen voudrait sortir la France], c'est la liberté de choquer, c'est même la liberté de blesser. (...) S'il s'agit de prôner la liberté d'être d'accord avec vous, ça ne s'appelle pas la liberté d'expression, ça s'appelle le début d'une dictature."

"Chacun est libre d'être choqué par le propos d'Eric Zemmour (...). Jamais un groupe entier n'est constitué de violeurs, de voleurs ou d'assassins. Mais il est sûr en revanche que je ne voudrais pas que cela cache le problème essentiel, qui est celui des mineurs étrangers isolés, qui sont un vecteur incontestablement d'insécurité", a insisté la dirigeante d'extrême droite.

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