Violences du 1er-Mai : "Les jeunes violents sont les crétins utiles de l'ordre établi"

Le 1er mai est l'occasion pour les syndicats de se rappeler au souvenir des gouvernements, mais peuvent-ils réellement influer sur les réformes ? L'économiste Christophe Ramaux et le journaliste Étienne Lefebvre en débattent dans le Soir 3 mardi 1er mai.

France 3

Les violences à Paris en marge du défilé de la fête du Travail sont "un coup dur pour les syndicats, qui n'avaient pas besoin de ça, étant donné leur grande faiblesse", estime Étienne Lefebvre, rédacteur en chef aux Échos. "C'était un petit 1er-Mai aujourd'hui. On a une CGT qui ne s'est jamais remise du départ de Bernard Thibault, une CFDT qui se cherche par rapport à Emmanuel Macron et FO qui est coupée en deux et en crise".

"Liberté, finance, concurrence"

"Les manifestants ont défilé aujourd'hui pour la défense de l'État social et on a des jeunes violents qui sont les crétins utiles de l'ordre établi", affirme Christophe Ramaux, membre des Économistes atterrés.

"Si les syndicats veulent peser face à Emmanuel Macron, il faut qu'ils surmontent leurs divisions", conseille Étienne Lefebvre.

"La devise du pays est Liberté, égalité, fraternité et la devise du gouvernement est Liberté, finance, concurrence. Donc il y a besoin de syndicats", conclut l'enseignant en économie à la Sorbonne Christophe Ramaux.

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Dans les rues de Paris, le 1er mai 2018.
Dans les rues de Paris, le 1er mai 2018. (GUILLAUME PINON / NURPHOTO)