VIDEO. La mise en scène d'Emmanuel Macron pour signer les lois de moralisation de la vie politique

Ce cérémonial dans le bureau présidentiel rappelle les signatures de lois médiatisées des présidents américains.

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FRANCEINFO

L'image retransmise depuis le bureau du président de la République ressemble beaucoup à une mise en scène à l'américaine. Emmanuel Macron a signé, vendredi 15 septembre, les deux lois de moralisation de la vie politique, assis à son bureau. Il était entouré de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, et du secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, les deux se tenant debout.

Le chef de l'Etat a voulu donner un caractère solennel à cette première promulgation du quinquennat, une pratique inhabituelle pour cette formalité juridique. Ce cérémonial dans le bureau présidentiel, rappelle, en moins théâtral, les signatures de lois médiatisées des présidents américains, comme l'a souligné un journaliste du Figaro

Dans un message posté sur le réseau social, le président s'est d'ailleurs vanté de son action. 

"Ces deux lois sont des engagements de campagne importants"

"Les lois sur la confiance dans la vie politique, que je viens de signer, sont donc aujourd'hui promulguées", a déclaré Emmanuel Macron. "Ces deux lois sont des engagements de campagne importants, qui constituent une vraie rénovation de la vie politique" et "ce que nous avions promis, nous l'avons fait", a ajouté le président en récapitulant les points clés de la loi votée après une campagne électorale marquée par les affaires : l'impossibilité d'embaucher des membres de sa famille, celle d'être élu quand on a un casier judiciaire B2, ainsi que l'impossibilité de ne pas rendre compte de ses indemnités.

Emmanuel Macron a ensuite remercié l'ex-garde des Sceaux François Bayrou, initiateur du texte, qui a quitté le gouvernement en juin après des accusations d'emplois fictifs contre son parti. La loi a été définitivement adoptée à l'Assemblée nationale le 9 août par 412 voix contre 74 et 62 abstentions.

La séquence a été vite repérée sur les réseaux sociaux, en raison notamment du cadre très aléatoire. En effet, la scène glisse vers la gauche. D'autres ont raillé la ressemblance avec Donald Trump. 

(LUDOVIC MARIN / AFP)