Présidentielle 2022 : "Les grands principes gaulliens sont aujourd'hui défendus par le Rassemblement national", affirme Jordan Bardella

Jordan Bardella, président du parti par intérim du Rassemblement national est également revenu sur Eric Zemmour qu'il accuse d'offrir "la réélection d'Emmanuel Macron sur un plateau".

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Jordan Bardella, président par interim du Rassemblement National, était invité de l’émission Questions politiques sur France Inter et franceinfo dimanche 7 novembre. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Les grands principes gaulliens sont aujourd'hui défendus par le Rassemblement national", affirme dimanche 7 novembre Jordan Bardella, président du parti par intérim, invité de l’émission Questions politiques sur France Inter et franceinfo. La candidate à l'élection présidentielle, Marine le Pen, doit se rendre mardi 9 novembre à Bayeux, pour prononcer un discours en hommage au général de Gaulle, disparu le 9 novembre 1970. Ce discours portera sur les institutions comme le discours du général prononcé également à Bayeux en juin 1946.

Jordan Bardella estime que "le général de Gaulle n'est la propriété d'aucun parti politique", mais "de tous les Français". Il a été le président de la Ve République "qui a tenu à ses principes qui nous tiennent aujourd'hui à cœur : la défense de la souveraineté nationale, l'indépendance de la France, le respect de notre Nation, mais aussi sa liberté".

"L’idée que nous nous faisons aujourd’hui de la France, c’est une France qui soit respectée à l’intérieur et respectée à l’extérieur. Or, on voit bien aujourd’hui que tout le monde marche sur notre pays, tout le monde marche sur nos lois. On rentre dans notre pays comme on rentre dans un hall de gare", poursuit Jordan Bardella.

Celui qui est aussi député européen compare également le général de Gaulle à Marine Le Pen, la candidate du RN pour la présidentielle. "Le général de Gaulle a expliqué que les deux qualités essentielles d'un chef et d'un dirigeant politique sont l'autorité et l'instinct. Et ce sont les traits de personnalité de Marine Le Pen", juge-t-il.

Marine Le Pen a, selon Jordan Bardella, "l'instinct, parce qu'elle a imposé dans le débat public l'intégralité des thèmes qui font aujourd'hui le débat public : l'immigration, la critique de la mondialisation sauvage, les dérives de l'Union européenne, la défense des classes populaires. Tout le monde aujourd'hui converge sur ces thèmes". Elle représente aussi "l'autorité" et pourra "rétablir l'ordre dans le pays et le faire dans l'union nationale". Le général de Gaulle "n'était ni de droite ni de gauche. Il était de France et je crois que ça correspond bien aujourd'hui à ce que nous sommes".

Eric Zemmour "offre la réélection d'Emmanuel Macron sur un plateau"

Jordan Bardella est également revenu sur Eric Zemmour. "Le discours d'Eric Zemmour est tellement caricatural et tellement brutal qu'il offre la réélection d'Emmanuel Macron sur un plateau", affirme-t-il.

"Moi, mon adversaire, c'est Emmanuel Macron", martèle l'eurodéputé, alors qu'Eric Zemmour n'est toujours pas officiellement déclaré candidat pour cette élection présidentielle. Il passe "paradoxalement plus de temps à taper sur Marine Le Pen qu'à taper sur Emmanuel Macron". "Eric Zemmour c'est le vote assurance d'Emmanuel Macron", renchérit-il.

"Est-ce que vous croyez vraiment qu'on a attendu Eric Zemmour pour dénoncer le poids considérable que représente l'immigration dans notre pays ? ", interroge le président par intérim du Rassemblement national. "Il n'y a qu'une seule différence, c'est que ça fait 40 ans qu'on le fait droit dans nos bottes, avec la même cohérence", estime Jordan Bardella.

De nombreuses "divergences" avec le polémiste

Il évoque ses "divergences" notamment sur les "questions économiques", comme "la retraite à 65 ans, 67 ans" ou "sur la question sociale", le pouvoir d'achat des Français, où Eric Zemmour "fait preuve d'un mépris qui me rappelle Emmanuel Macron". Le polémiste "n'est pas en capacité de rassembler une majorité de Français", affirme-t-il.

Autre "divergence", Eric Zemmour explique "que lorsque les femmes s'approchent du pouvoir, le pouvoir s'évapore et il dit que les femmes n'incarnent pas le pouvoir. Moi, je suis à la tête d'un parti qui a pour emblème Jeanne d'Arc, pour symbole historique Jeanne d'Arc et pour ambition la volonté de faire la première femme présidente de la République", se défend le président par intérim du RN. "En tout état de cause, le seul mouvement politique d'envergure qui est aujourd'hui présidé par une femme et par une femme qui est en capacité de devenir chef de l'Etat dans 154 jours, c'est Marine Le Pen", affirme Jordan Bardella.

"Notre projet n'est ni de droite ni de gauche. Il est de France", clame le député européen, persuadé "que tous les amoureux de la France finiront par se retrouver un jour tant cette élection n'est pas une élection, mais un choix de civilisation sur l'avenir de notre pays sur les 20, 30, 40, 50 prochaines années".

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