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Politique : les petites formules des gouvernants pour relativiser un mouvement de grève

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Politique : les petites formules des gouvernants pour relativiser un mouvement de grève
France 3
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Une petite phrase d'Emmanuel Macron aux États-Unis pourrait bien donner du grain à moudre aux syndicats et aux manifestants. On fait le point.

C'est depuis New York (États-Unis) qu'Emmanuel Macron assène en anglais un classique de la vie politique. "Je crois en la démocratie. Et la démocratie n'est pas dans la rue", lance-t-il. Une phrase déjà entendue mot pour mot en français il y a un an, prononcée alors par Manuel Valls. Certaines formules sont depuis entrées dans les livres d'Histoire. 1968, Georges Pompidou se fait le porte-parole du général de Gaulle : "La réforme oui, la chienlit non", déclare-t-il.

La même rhétorique

La chienlit vécue différemment entre opposition et gouvernement. 2003, Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, déclare : "En clair, le parlement doit décider, la rue doit s'exprimer, mais ce n'est pas la rue qui gouverne." 10 ans plus tard, dans l'opposition lors des manifestations contre le mariage pour tous, ce dernier tient un tout autre propos : "Le pouvoir doit considérer ce mouvement. Il doit le respecter et non pas le mépriser." Politique, manifestants, chacun dans son rôle, utilisent toujours la même rhétorique.

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