Nouvelle-Calédonie : "Nous nous réjouissons car nous étions engagés pour le non à l'indépendance"

Pour la porte-parole des Républicains Laurence Sailliet, le non à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie est une bonne chose "pour les Calédoniens et leur développement économique".

Laurence Sailliet, porte-parole des Républicains, le 24 août 2018.
Laurence Sailliet, porte-parole des Républicains, le 24 août 2018. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / FRANCEINFO)

"Nous nous réjouissons, parce que nous étions engagés pour le non à l'indépendance", s'est félicité dimanche 4 novembre sur franceinfo, Laurence Sailliet, porte-parole des Républicains, alors que la Nouvelle-Calédonie a voté non à 56,4% à l'indépendance lors du référendum d'autodétermination.

franceinfo : Quelle est votre première réaction après les résultats de ce référendum en Nouvelle-Calédonie où le non l'a emporté ?

Laurence SaillietNous nous réjouissons, parce que nous étions engagés pour le non à l'indépendance. Laurent Wauquiez était allé en Nouvelle-Calédonie. C'est important que la Nouvelle-Calédonie reste française, car c'est le rayonnement de la France dans le Pacifique. C'est aussi mieux pour les Calédoniens et leur développement économique.

Malgré tout, ce résultat est en deçà des sondages, qui prévoyaient entre 65 et 75% de "non". Cela complique-t-il la donne pour la suite ?

Bien évidemment il y a des problèmes économiques, il y a des problèmes de sécurité, mais le choix reste malgré tout très clair. Nous resterons vigilants à ce que ce choix soit respecté. Il n'empêche qu'il faut respecter les indépendantistes et qu'il va falloir œuvrer à la réconciliation. Ce n'est qu'une étape dans la réconciliation. 

Certains, à droite, disent qu'il faut oublier les deux prochains référendums prévus dans quelques années, selon le processus de 1988. Abondez-vous dans ce sens ?

Je pense qu'il faut être prudent, nous allons voir quelles discussions vont être menées localement, notamment dans les jours et les semaines à venir. Il faut agir étape par étape. Nous avons aujourd'hui un résultat. On a vu que chacune des deux parties était pour le bien de tous. Il faut œuvrer pour ce rassemblement. Ce qui m'a surtout surpris - même si j'ai entendu le président de la République se réjouir des résultats - c'est qu'il ne se soit pas engagé dans ce référendum. L'histoire retiendra que le président de la République ne s'est pas engagé pour l'unité de la nation.