Nantes : deux hommes condamnés à des stages de citoyenneté pour avoir pendu et brûlé un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron

Les faits se sont déroulés lors d'une manifestation à Nantes, le 7 avril 2018, qui rassemblait étudiants et cheminots. Un groupe de manifestants a organisé un faux procès sur une place, puis pendu un mannequin à l'effigie du chef de l'État à une potence en bois, avant d'y mettre le feu.

Des manifestants portent un mannequin à l\'effigie d\'Emmanuel Macron, lors d\'une manifestation à Nantes (Loire-Atlantique), le 7 avril 2018. 
Des manifestants portent un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron, lors d'une manifestation à Nantes (Loire-Atlantique), le 7 avril 2018.  (LOIC VENANCE / AFP)

Le tribunal correctionnel de Nantes (Loire-Atlantique) a condamné deux hommes à des stages de citoyenneté, mardi 18 juin, à la suite d'une manifestation en 2018 où un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron avait été pendu et brûlé, a appris l'AFP mercredi auprès de l'avocat d'un des prévenus. 

Les deux prévenus, âgés de 52 et 20 ans, ont été condamnés à effectuer chacun un stage de citoyenneté, a indiqué Hugo Tran, l'avocat du prévenu quinquagénaire, confirmant une information d'Ouest-France.

Les deux hommes étaient présents lors d'une manifestation à Nantes le 7 avril 2018, qui rassemblait étudiants et cheminots. Un groupe de manifestants avait organisé un faux procès sur une place, puis pendu un mannequin à l'effigie du chef de l'État à une potence en bois, avant d'y mettre le feu. Seuls ces deux hommes ont comparu mardi pour "outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique".

Un geste qui n'était pas "intentionnel"

Le quinquagénaire, ivre au moment des faits, a reconnu "avoir asséné des coups au mannequin", mais sans avoir conscience que celui-ci était à l'effigie du président de la République, selon Hugo Tran. L'avocat avait plaidé la relaxe de son client, dont le casier judiciaire fait état de plusieurs condamnations.

"L'élément intentionnel n'est pas caractérisé au moment des faits. Son geste n'avait absolument pas pour finalité de porter atteinte en connaissance de cause à la dignité du président de la République", a-t-il déclaré.

L'autre prévenu avait le visage masqué au moment des faits. Il s'est présenté à l'audience sans avocat.