Les policiers pourront bientôt délivrer de simples contraventions pour l'usage ou la détention de stupéfiants

C'est le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb qui l'a confirmé sur BFMTV. La mesure devrait être mise en place "d'ici la fin de l'année", selon son entourage.

Un participant à la Marche mondiale du cannabis roule un joint, le 29 avril 2017 à Paris.
Un participant à la Marche mondiale du cannabis roule un joint, le 29 avril 2017 à Paris. (ALAIN JOCARD / AFP)

Consommer ou détenir des stupéfiants sera bientôt puni d'une simple contravention, a affirmé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur BFMTV, mercredi 24 mai. Cette mesure pourrait être mise en place "dans les 3-4 mois", a-t-il déclaré. Interrogé par l'AFP, son entourage a plutôt évoqué "la fin de l'année" comme échéance, assurant que "les mesures de réflexion et de concertation sur le sujet" seraient lancées "sans attendre".

Une amende d'environ 100 euros, disait Macron en campagne

Lors de sa campagne pour l'élection présidentielle, Emmanuel Macron prévoyait déjà l'instauration de cette mesure. En février, il expliquait au Figaro (lien réservé aux abonnés) que cette amende pourrait être d'environ 100 euros, et qu'une telle mesure serait "plus dissuasive et efficace" qu'une procédure judiciaire qui ne va pas toujours à son terme.

Actuellement, l'usage de drogues est passible d'une amende de 3750 euros et d'une peine pouvant aller jusqu'à un an de prison.

Un syndicat de policiers, l'UNSA, s'est félicité de "l'application de cette revendication syndicale de longue date". "Les procédures habituelles concernant les usagers [de drogue] se révélaient jusqu'à présent trop lourdes au vu des sanctions pénales, et trop chronophages pour les services de police" explique le communiqué, et n'avaient "jamais démontré la moindre efficacité en matière de lutte contre les trafics".