Le journaliste Bruno Roger-Petit est nommé porte-parole de la présidence de la République

L'Elysée l'a annoncé mardi matin, confirmant une information de RTL. 

Le journaliste Bruno Roger-Petit sur le plateau de l\'émission \"C Politique\" sur France 5, le 6 novembre 2016.
Le journaliste Bruno Roger-Petit sur le plateau de l'émission "C Politique" sur France 5, le 6 novembre 2016. (IBO/SIPA)

Un journaliste au Palais. Bruno Roger-Petit est nommé porte-parole de la présidence de la République, a annoncé l'Elysée mardi 29 août 2017, confirmant une information de RTL. Le journaliste intervenait jusqu'en juillet dernier en tant qu'éditorialiste sur le site Challenges et a notamment travaillé pour France Télévisions et i-Télé. "Il aura pour mission de relayer la parole publique de l’Elysée, et utilisera pour ce faire tous les moyens à sa disposition, notamment le compte twitter de la Présidence", peut-on lire dans un communiqué.

Dans la foulée de cette annonce, Bruno Roger-Petit a supprimé ses comptes Twitter et Facebook. 

Emmanuel Macron avait déjà choisi une journaliste comme porte-parole de sa campagne présidentielle, Laurence Haïm. Mais l'ex-correspondante à Washington pour i-Télé n’avait pas été intégrée à l’équipe de communication du président élu et a quitté le mouvement En marche ! en juillet dernier.

"Confusion entre communication et journalisme" 

Depuis le début de son mandat, le président entretient une relation avec les médias différente de ses prédecesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Sa décision de limiter le nombre des journalistes qui l'accompagnent dans ses déplacements avait provoqué une levée de boucliers dans la presse, une tribune dénonçant une "confusion entre communication et journalisme" au sommet de l'Etat. 

Après avoir privilégié les réseaux sociaux pour communiquer directement avec les Français, le président a toutefois révisé sa stratégie. Il compte s'exprimer une ou deux fois par mois dans un média, peut-être à la radio. Il a aussi rompu avec la règle jusqu'ici martelée par l'Elysée de ne jamais faire du "off" en invitant des journalistes à bord du Falcon présidentiel.