La colère des zones rurales contre Emmanuel Macron, le "président des villes"

Immersion dans un petit village de la Nièvre, qui a vu l'unique classe de son école fermer à la rentrée dernière.

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À la rentrée dernière, le temps s'est arrêté dans cette école de Beaumont-la-Ferrière (Nièvre). La classe de Madame Marchand ne s'est pas réveillée, l'école a fermé. Le maire s'est battu jusqu'au bout, en vain. L'Inspection d'académie a fermé l'unique classe de l'école, et le village s'est tu. Les enfants sont partis, mais le petit village ne fait pas d'économies. Au contraire.

30 maires ont démissionné en mars dernier

Garderie, cantine, c'était le travail de Madame Mercier, un mi-temps en CDI. La commune ne peut pas y mettre fin, alors que les charges annuelles - 12 000 euros, auxquelles s'ajoutent les frais de scolarité à payer à la ville voisine qui accueille désormais les enfants - continuent. Dans tout le département de la Nièvre, 10 classes ont fermé l'an dernier, et 13 sont menacées. Ici, des hôpitaux, des bureaux de poste et des écoles ferment, des centres-villes se vident et les habitants se sentent oubliés. Le mois dernier, c'est une première, plus de 30 maires ont démissionné, en colère contre celui qu'ils appellent le président des villes : Emmanuel Macron.



La colère des zones rurales contre Emmanuel Macron, le \"président des villes\"
La colère des zones rurales contre Emmanuel Macron, le "président des villes" (FRANCEINFO)