INFO FRANCEINFO. Soirée autour d'Emmanuel Macron à Las Vegas : la perquisition de Business France a été "fructueuse"

La perquisition menée dans le cadre de l'enquête préliminaire sur la soirée de janvier 2016 autour d'Emmanuel Macron a permis de recueillir des éléments constitutifs du délit de favoritisme, a appris franceinfo mardi.

Muriel Pénicaud (à gauche), alors directrice générale de Business France, et Emmanuel Macron, alors ministre des Finances, au salon CES de Las Vegas, le 7 janvier 2016.
Muriel Pénicaud (à gauche), alors directrice générale de Business France, et Emmanuel Macron, alors ministre des Finances, au salon CES de Las Vegas, le 7 janvier 2016. (ROBYN BECK / AFP)

La perquisition, qui a eu lieu le 20 juin au siège de Business France, dans le cadre de l'enquête préliminaire sur la coûteuse soirée de janvier 2016 autour d'Emmanuel Macron à Las Vegas, a été "fructueuse", a appris franceinfo auprès d'une source proche du dossier, mardi 4 juillet. Cette investigation pour délit de favoritisme, complicité et recel a permis de recueillir des éléments constitutifs du délit de favoritisme.

A la suite de cette perquisition, la directrice exécutive de la communication et de la promotion de Business France, Fabienne Bothy-Chesneau, a été entendue par les enquêteurs, dans le cadre de cette enquête préliminaire. Fabienne Bothy-Chesneau est la seule personne à avoir été entendue pour l'instant dans ce dossier.

Muriel Pénicaud répète qu'elle n'a rien à se reprocher

L'actuelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, était à l'époque la directrice générale de Business France. Plusieurs médias, dont le JDD et Libération, ont affirmé ces derniers jours que Muriel Pénicaud avait été informée en amont des difficultés d'ordre comptable soulevées par l'organisation de cette soirée, en 2016. La ministre a plusieurs fois répété qu'elle n'avait rien à se reprocher.

Dans cette affaire, il est reproché à l'agence Business France d'avoir confié l'organisation d'une soirée à Las Vegas autour d'Emmanuel Macron à la société Havas, sans faire aucun appel d'offres. Une pratique illégale. Emmanuel Macron était alors ministre de ministre de l'Economie, et s'était rendu à Las Vegas au Consumer Electronic Show (CES). Une enquête préliminaire a été ouverte dans ce dossier par le parquet de Paris le 13 mars dernier.