Cet article date de plus de quatre ans.

Énergie : la vie après le charbon

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Énergie : la vie après le charbon
France 3
Article rédigé par
France Télévisions

Emmanuel Macron voulait fermer les centrales à charbon : aujourd'hui, on ne parle plus de fermeture, mais de transformation.

On est habitués à le voir sur les quais havrais. Pourtant, c'est la bête noire du gouvernement Macron : le charbon, énergie fossile polluante. Fin 2017, le président annonçait la fermeture avant 2022 de toutes les centrales thermiques de France, dont celle du Havre (Seine-Maritime). Aujourd'hui, une mission est lancée pour étudier l'impact socio-économique de ces arrêts, mais pour réfléchir aussi à une transformation des sites. Au Havre, on espère à terme verdir la centrale. Des granulés de bois pourraient à l'avenir être une source d'électricité, tout comme les déchets verts. C'est ce qui est testé dans certaines centrales.

Sauver 1 000 emplois

Sur le site havrais, on compte essayer de brûler dès cet été des CSR, des Combustibles Solides de Récupération, préparés à partir d'ordures ménagères et de déchets industriels broyés. Des alternatives moins polluantes qui demandent du temps pour être développées. "Il est difficile de dire si dans trois ans, nous serons définitivement prêts", explique Guillaume Argentin, délégué syndical CGT de la centrale thermique du Havre. Le problème c'est qu'il nous manque ce laps de temps pour être sûr. Est-ce que ça prendre trois ans, quatre ans, ou cinq ans, on ne peut pas le dire aujourd'hui. On dit juste on a les projets, on vous prouve que ça fonctionne, laissez-nous juste le temps que ça soit définitivement mis en place. Reste à réfléchir aux filières d'approvisionnement et de transport de ces biomasses. L'axe Seine pourrait être le pilier de cette nouvelle économie énergétique : elle permettrait de sauver les 1 000 emplois induits par la centrale thermique du Havre.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.