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Emploi : "les mesures libérales d'allégement du coût du travail, de la très vieille recette"

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FRANCEINFO
Article rédigé par
Martin Baumer - franceinfo
France Télévisions

Benjamin Morel, docteur en Science politique, et l'économiste Christophe Ramaux débattent, dans le 23h de franceinfo, mardi 14 juillet, de l'interview télévisée d'Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron fait le choix de la pédagogie mardi 14 juillet pour maintenir son cap auquel son électorat tient et il met en avant un changement de méthode, car l'opinion lui demande de changer, analyse Benjamin Morel, docteur en Science politique à l'École normale supérieure.

"Il ne parvient pas à se réinventer" pour Christophe Ramaux, membre des Économistes atterrés. Et de développer : "Face au chômage des jeunes, on annonce des exonérations de charges sociales. Au lieu d'annoncer un plan de reconstruction du pays avec des ambitions fortes, on en revient à des mesures libérales d'allégement du coût du travail. C'est de la très vieille recette. Les employeurs vont toucher ces aides pour des emplois qu'ils auraient de toute façon préservés ou créer. On arrose énormément pour finalement très peu d'emplois nets créés".

Trois obstacles à la réforme des retraites

Emmanuel Macron hésite à repousser la réforme des retraites dans un second mandat. Pour Benjamin Morel, il y a trois obstacles à cette réforme : "le calendrier législatif, l'opposition des partenaires sociaux, l'opinion publique voit à tort ou à raison cette réforme comme négative".

Le discours de politique générale de Jean Castex a lieu mercredi à 15 heures. "Il va surtout donner un agenda. Il va falloir donner des précisions sur l'agenda et le contenu. De septembre 2020 à janvier 2022, il y a 14 mois d'agenda parlementaire effectif pour le budget, le plan de relance et trois ou quatre textes qui ont encore le temps de passer avant la fin du quinquennat. Toutes les réformes ne passeront pas. Il y aura des déçus et certains font partie de la majorité, qui est désormais évanescente. Les troupes sont clairsemées et des groupes alliés ont des demandes. Pour faire tenir tout ça ensemble, il faut beaucoup de diplomatie de la part de Jean Castex et des gages. On va voir lesquels il va donner mercredi", conclut le politologue Benjamin Morel.

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