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Emmanuel Macron s'exprimera devant le Congrès à Versailles lundi prochain, des élus UDI menacent de ne pas s'y rendre

Le président de la République va donc s'adresser aux parlementaires à la veille du discours de politique générale d'Edouard Philippe.

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France Télévisions
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Emmanuel Macron, à Versailles (Yvelines), le 29 mai 2017, lors d'une conférence de presse commune avec Vladimir Poutine. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Emmanuel Macron prononcera un discours devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles (Yvelines), lundi 3 juillet, a annoncé l'Elysée, mercredi 28 juin. Dans un communiqué, la présidence précise que le chef de l'Etat a informé le président du Sénat, Gérard Larcher, et le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, "de sa décision de convoquer le Parlement réuni en Congrès (...)  afin de présenter à la représentation nationale les grandes orientations de son mandat".

Le président va donc s'adresser aux parlementaires à la veille du discours de politique générale d'Edouard Philippe. Ce sera la troisième fois qu'un président s'exprime devant le Congrès depuis la réforme constitutionnelle de 2008 qui permet cette forme d'intervention. Nicolas Sarkozy s'était exprimé en juin 2009 puis François Hollande juste après les attentats de Paris, le 16 novembre 2015. Ce rendez-vous pourrait devenir un rendez-vous annuel, comme l'avait évoqué Emmanuel Macron pendant la campagne.

"Le président de la République a pris un engagement devant les Français de réunir le Congrès une fois par an pour balayer un certain nombre de sujets", avait rappelé mercredi midi le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Des élus UDI menacent de ne pas s'y rendre

"Je n'irai pas au Congrès de Versailles", a écrit Jean-Christophe Lagarde, le président de l'UDI. "C'est inutile et ça coûte cher", a-t-il notamment ajouté.

De son côté, Philippe Vigier a également annoncé ne pas aller à Versailles, lundi. Il voit dans cette prise de parole verssailels "les germes d’un affaiblissement durable du 1er Ministre".

Des Républicains, des communistes et des Insoumis critiquent la décision de Macron

Le député Philippe Verchere, président du groupe LR-DVD-SC, et issu des Républicains critique, également cette prise de parole, évoquant un "camouflet pour le 1er traitre".

Le communiste Sébastien Jumel, député de Seine-Maritime y va également de son commentaire.

Eric Coquerel, député de La France insoumise de Seine-Saint-Denis, estime que le Premier ministre est réduit "au rôle de secrétaire de groupe".

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