Vidéo Emmanuel Macron giflé : "La meilleure réponse, c’est de ne pas dramatiser, sans négliger la force et la violence symbolique du geste", selon Christophe Castaner

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Radio France

L'ancien ministre de l'Intérieur rappelle que le "risque zéro n'existe pas" et qu'il s'agit d'un choix : soit le politique reste dans sa "bulle de sécurité", soit "il va au contact".

"La meilleure réponse, c’est de ne pas dramatiser" la situation "mais sans négliger la force et la violence symbolique du geste", réagit mercredi 9 juin sur France Inter Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée Nationale, alors qu’Emmanuel Macron a reçu une gifle lors d’un déplacement à Tain-l’Hermitage, dans la Drôme mardi après-midi.

Pour l'ancien ministre de l'Intérieur, "la force symbolique de cette gifle, est extrêmement forte" mais il ne faut pas "surdimensionner l'incident parce que tous les présidents de la République qui vont régulièrement au contact de la population des Français s'exposent à cela. Et la plupart des prédécesseurs d'Emmanuel Macron ont été victimes."

Des affrontements, sous forme verbale, le député et président du groupe LREM à l'Assemblée nationale en a connu beaucoup au palais Bourbon, dans les médias aussi. "Ça se fait de façon brutale quelquefois, mais pas violente. Il faut faire la distinction entre les deux."

Pas de faille dans la sécurité du président

Quand on est président de la République, le choix est simple selon Christophe Castaner : "Soit vous vivez dans une bulle de sécurité, soit vous allez au contact. Je crois que le président Jacques Chirac a été celui qui avait imposé à ses proches de sécurité une certaine distance. Aujourd'hui, Emmanuel Macron souhaite, a besoin, vit aussi de cette proximité avec les Français. Il sait très bien que s'il mettait un rempart avec la sécurité, il n'aurait pas ce dialogue et ce constat-là. D'ailleurs, hier, dans les secondes qui suivent la gifle, il va immédiatement retourner au contact avec la population et il l'a fait toute l'après-midi dans de très bonnes circonstances."

Concernant de possibles failles dans la sécurité dédiée à Emmanuel Macron, l'ancien ministre de l'Intérieur estime qu'il n'a "aucun élément pour penser qu'il y a pu y avoir une faille". Il rappelle que "le risque zéro n'existe pas. Les présidents de la République le savent et ils l'assument".

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