La France va cesser d'accueillir des "imams détachés" envoyés par d'autres pays, annonce Emmanuel Macron

Le chef de l'Etat a annoncé, mardi, des mesures de lutte contre le "séparatisme islamiste".

Le président français Emmanuel Macron à Mulhouse (Haut-Rhin), le 18 février 2020.
Le président français Emmanuel Macron à Mulhouse (Haut-Rhin), le 18 février 2020. (SEBASTIEN BOZON / AFP)
Ce qu'il faut savoir

"Je refuse la naïveté et la stigmatisation." Emmanuel Macron a annoncé depuis Mulhouse (Haut-Rhin), mardi 18 février, ses premières mesures visant à lutter contre le "séparatisme islamiste". Le chef de l'Etat a notamment indiqué son souhait de mettre fin au système des "imams détachés" envoyés en France par d'autres pays, comme la Turquie et l'Algérie, en augmentant parallèlement le nombre d'imams formés en France.

Outre ces 300 imams détachés, le chef de l'Etat a également annoncé que sera mis fin l'accueil des quelque 300 "psalmodieurs" reçus chaque année durant la période du ramadan.

Rencontre avec des associations. Le président de la République doit aller à la rencontre des forces de l'ordre et des associations sociales, culturelles, religieuses ou sportives. L'exercice s'annonce périlleux pour le chef de l'Etat, dont l'objectif est d'"apaiser" et non "de mettre la société sous tension" ni de stigmatiser, selon son entourage.

Un discours à l'issue de ces échanges. Accompagné du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, du secrétaire d'Etat Laurent Nuñez, de Gabriel Attal (Jeunesse) et de Roxana Maracineanu (Sports), Emmanuel Macron a prévu de s'exprimer à l'issue de ces échanges. Il doit s'exprimer en fin d'après-midi sur le financement des lieux de culte, notamment depuis l'étranger, la scolarisation d'enfants dans des écoles hors-contrat et la structuration de l'islam de France.

Le cas de la mosquée An-Nour évoqué ? Le chef de l'Etat pourrait prendre la parole sur la grande mosquée An-Nour, en cours de construction à Mulhouse, et qui est financée en partie par le Qatar. "Le président de la République ne souhaite en revanche pas aller sur le terrain du voile, qui divise sa majorité et sur lequel le Rassemblement national nous a provoqués", précise une source gouvernementale.

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23h33 : "C'était des mesures et des annonces attendues depuis des lustres", déclare sur franceinfo Ghaleb Benheikh, président de la Fondation de l'Islam de France, alors qu'Emmanuel Macron a annoncé à Mulhouse (Haut-Rhin) des mesures qui consistent notamment à cesser d'accueillir des "imams détachés" envoyés par d'autres pays.

22h08 : Lutter contre le "séparatisme islamiste", sans faire "un plan contre l'islam". Emmanuel Macron a annoncé une série de mesures contre les "influences étrangères" sur l'islam en France. Voici les principales anonces et l'intégralité du discours.

20h30 : Emmanuel Macron a annoncé que le dispositif des cours facultatifs en langues étrangères, dispensés par des enseignants désignés par les gouvernements d'autres pays (Elco), sera supprimé à la rentrée scolaire.

20h02 : On fait le point sur les informations de la soirée :

Piotr Pavlenski, qui revendique la publication des vidéos à caractère sexuel de l'ex-candidat LREM à la mairie de Paris Benjamin Griveaux, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dans cette affaire, a annoncé son avocat.

• La Russie va suspendre à partir de jeudi l'entrée des ressortissants chinois sur son territoire en raison de l'épidémie de coronavirus. Le pays n'a officiellement plus de malades sur son territoire après la sortie de l'hôpital la semaine dernière des deux seuls patients, des ressortissants chinois.

• Emmanuel Macron a annoncé que la France allait progressivement cesser d'accueillir des "imams détachés" envoyés par d'autres pays, comme la Turquie et l'Algérie, en augmentant parallèlement le nombre d'imams formés en France.

•Après des premiers échanges parfois chahutés, l'Assemblée nationale s'est plongée dans les milliers d'amendements des oppositions au projet de réforme des retraites. L'opposition a critiqué le délai d'examen du texte.

19h10 : Emmanuel Macron annonce que la France va progressivement cesser d'accueillir des "imams détachés" envoyés par d'autres pays, comme la Turquie et l'Algérie, en augmentant parallèlement le nombre d'imams formés en France.

19h09 : Par ailleurs, le terme "communautarisme" reste questionné parmi les chercheurs. Pour certains, ce mot est devenu un concept utilisé par les élites pour disqualifier les demandes de groupes minoritaires. "Ce terme vise moins à décrire qu’à prescrire des normes et des codes de conduite au nom de l’injonction à l’assimilation", expliquait le sociologue Marwan Mohammed en 2018 au Bondy Blog.

19h08 : Emmanuel Macron utilise désormais le mot "séparatisme" plutôt que "communautarisme". Cette évolution du langage est destinée selon l'exécutif à mieux recouvrir la réalité. "Une communauté peut-être très positive. Le mot séparatisme est plus précis, moins galvaudé. Il correspond plus à ce qui se passe dans certains territoires", estime le député Hervé Berville, porte-parole de LREM, auprès du HuffPost.

19h02 : Le président a énuméré ses intentions pour lutter contre le "séparatisme". Il souhaite notamment "lutter contre les influences étrangères", "favoriser l'organisation du culte musulman" et "lutter contre toute manifestation du 'séparatisme' islamiste".

18h26 : "Le séparatisme se nourrit de l'absence, dans certains territoires, d'une offre alternative. Dans le champs social, sportif, périscolaire, culturel, sanitaire. Il nous faut avec encore plus de force accompagner, renforcer, les associations et collectivités territoriales", déclare Emmanuel Macron.

18h21 : "La laïcité, c'est dans notre République la possibilité de croire ou de ne pas croire, et le devoir absolu de respecter les lois de la République, quelle que soit sa religion (...). C'est la neutralité des services publics, pas de la société."

Le président a axé son déplacement à Mulhouse sur la lutte contre le "séparatisme islamiste" et non plus contre "le communautarisme". Il s'exprime en ce moment.

18h12 : Rappelons les principales informations de ce mardi :

Emmanuel Macron est à Mulhouse (Haut-Rhin), où il doit annoncer de premières mesures contre ce qu'il appelle le "séparatisme islamiste".



• Alexandra de Taddeo a été mise en examen, notamment pour "atteinte à l'intimité de la vie privée", et placée sous contrôle judiciaire. Une information judiciaire a été ouverte contre elle et Piotr Pavlenski.

Agnès Buzyn sera candidate dans le 17e arrondissement de Paris, nous confirment deux cadres de la campagne. C'est déjà cet arrodissement qu'avait choisi Benjamin Griveaux. Elle y sera tête de liste.

• Edouard Philippe a confirmé la création d'une nouvelle école pour remplacer l'ENA, dont la disparition avait été promise en avril dernier par Emmanuel Macron. La mesure fait partie d'un rapport sur le recrutement des hauts fonctionnaires remis au Premier ministre aujourd'hui.

14h15 : Il est 14 heures, petit rappel des principales informations de ce mardi :

• Edouard Philippe a confirmé la création d'une nouvelle école pour remplacer l'ENA, dont la disparition avait été promise en avril dernier par Emmanuel Macron. La mesure fait partie d'un rapport sur le recrutement des hauts fonctionnaires remis au Premier ministre aujourd'hui.

• Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre Piotr Pavlenski et Alexandra de Taddeo, notamment pour "atteinte à l'intimité de la vie privée". Le parquet de Paris a requis leur placement sous contrôle judiciaire. Le placement en détention provisoire de Piotr Pavlenski a également été requis dans une autre affaire.


• Un troisième des quatre Français à bord du Diamond Princess a été testé positif au Covid-19, mais son état "n'est pas inquiétant", a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran. Par ailleurs, deux Britanniques hospitalisés à Grenoble sont guéris et sortis de l'hôpital. Il reste quatre malades du coronavirus hospitalisés en France, tous Britanniques.

Emmanuel Macron est à Mulhouse (Haut-Rhin), où il doit annoncer de premières mesures contre ce qu'il appelle le "séparatisme islamiste".


Le projet de réforme des retraites continue d'être discuté à l'Assemblée nationale, et sera sans doute évoqué lors des Questions au gouvernement à 15 heures. Par ailleurs, la conférence de financement commence ses travaux sur l'équilibre financier du système.

13h50 : Tout à l'heure, Emmanuel Macron doit prononcer un discours sur le communautarisme, ce qu'il préfère désormais appeler "séparatisme islamiste". Mais pourquoi dans ce quartier de Mulhouse ? France Bleu Alsace explique le choix de cette destination, notamment lié à la construction en cours d'une des plus grandes mosquées de France, en partie financée par une ONG du Qatar.

14h13 : Emmanuel Macron échange depuis plus d'une heure avec des habitants d'un quartier populaire de Mulhouse, sur des sujets pas forcément liés à l'objet initial de sa visite. Une femme lui expliquait ainsi il y a quelques minutes ses difficultés à récupérer ses enfants placés. Face aux journalistes, le chef de l'Etat s'est félicité de ces échanges : "Souvent, on parle des quartiers sans venir dans les quartiers", a-t-il déploré.

13h17 : Face à un de ces passants, qui s'est présenté comme candidat sur la liste EELV aux municipales de Mulhouse, il s'est défendu de toute manœuvre électoraliste en annonçant ce plan peu avant les élections : "Je ne suis pas candidat aux municipales, je suis en dehors du game", a-t-il déclaré, reprenant l'expression de son interlocuteur.

14h08 : Emmanuel Macron est arrivé à Mulhouse (Haut-Rhin), où il doit annoncer un plan contre ce qu'il appelle "le séparatisme islamiste" tout à l'heure. Devant les journalistes, il a échangé avec des habitants : "La République doit tenir ses promesses, on doit lutter contre les discriminations", pour qu'elle ne soit pas rejetée, a-t-il notamment estimé.

12h51 : Il est midi. Nous faisons un nouveau point sur l'actualité du jour :

• Le parquet de Paris ouvre une information judiciaire contre Piotr Pavlenski et Alexandra de Taddeo pour notamment "atteinte à l'intimité de la vie privée". Le parquet de Paris a requis leur placement sous contrôle judiciaire.


• Sur les douze cas confirmés d'infection par le nouveau coronavirus en France, quatre personnes sont toujours hospitalisées aujourd'hui, a indiqué le nouveau ministre de la Santé, Olivier Véran. Selon un dernier bilan officiel des autorités chinoises, l'épidémie a fait plus de 1 800 morts en Chine.

Après l’hémicycle hier, le projet de réforme des retraites est discuté à partir d'aujourd'hui lors d'une conférence de financement. Elle est chargée de ramener à l'équilibre le système de retraite d'ici à 2027.

Emmanuel Macron est attendu à Mulhouse pour annoncer de premières mesures de lutte contre le "séparatisme islamiste", un dossier politiquement sensible à l'approche des élections municipales.

11h16 : Il est 8 heures. Nous faisons un nouveau point sur l'actualité du jour :

• Sur les douze cas confirmés d'infection par le nouveau coronavirus en France, six personnes sont toujours hospitalisées ce soir, a indiqué le nouveau ministre de la Santé, Olivier Véran. Selon un dernier bilan officiel des autorités chinoises, l'épidémie a fait plus de 1 800 morts en Chine.


• Le Russe Piotr Pavlenski et sa compagne, Alexandra de Taddeo, vont être présentés à un juge d'instruction aujourd'hui et risquent une mise en examen, dans le cadre de l'affaire Griveaux.


Après l’hémicycle hier, le projet de réforme des retraites est discuté à partir d'aujourd'hui lors d'une conférence de financement. Elle est chargée de ramener à l'équilibre le système de retraite d'ici à 2027.

Emmanuel Macron est attendu en fin de matinée à Mulhouse pour annoncer de premières mesures de lutte contre le "séparatisme islamiste", un dossier politiquement sensible à l'approche des élections municipales.

09h49 : Le chef de l'Etat va passer huit heures à Bourtzwiller, quartier sensible de la ville de Mulhouse (Haut-Rhin), "où la République doit réaffirmer sa présence" face à l'insécurité, les trafics ou le radicalisme, selon son entourage. Cette "visite de terrain" est la première étape d'une séquence qui s'étendra au-delà des élections municipales, durant laquelle le chef de l'Etat détaillera la stratégie du gouvernement contre la radicalisation et l'islam politique.