Convention des cadres de "Renaissance" : "Emmanuel Macron n'est pas absent, il est plus que jamais présent", assure la porte-parole Prisca Thévenot

300 membres de la République en marche, ainsi que des membres des partis Agir et Territoire de Progrès sont à Metz, samedi, autour d'Elisabeth Borne, pour un "séminaire des cadres" censé jeter les bases du futur parti présidentiel, Renaissance.

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Radio France
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Prisca Thevenot, députée Renaissance des Hauts-de-Seine et porte-parole de La République en marche était l'invitée du "8h30 franceinfo", samedi 2 juillet 2022. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"La force du parti Renaissance, c'est d'être en capacité de prendre tout le monde en considération et pas seulement les chefs à plumes", assure ce samedi sur franceinfo sa porte-parole Prisca Thévenot, en pleine convention des cadres du parti qui va succéder à La République en Marche. "Au-delà des ténors, il y a une pluralité de militants, de cadres et d'élus."

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franceinfo : Est-ce un problème qu'Emmanuel Macron ne puisse pas se représenter à l'issue de son second mandat ?

Prisca Thévenot Il n'y a pas de problème avec le fonctionnement de notre démocratie parce que nous devons justement la protéger et la défendre dans le contexte dans lequel nous sommes aujourd'hui en France. Il faut retrouver notre esprit de conquête. Le contexte politique est compliqué, nous devons entendre ce qui a été exprimé lors des dernières élections, et certaines valeurs communes sont aujourd'hui remises en question, comme la vérité scientifique. Aujourd'hui, on voit qu'elle est gangrenée par des théories complotistes qui s'immiscent dans l'intégralité des débats.

Ne risque-t-il pas d'y avoir des affrontements fratricides pour prendre la tête de ce nouveau parti ?

Aujourd'hui, l'objet de la journée de la majorité présidentielle à Metz, ce n'est pas une question de personne. Parce que quand il est question des personnes, effectivement, nous tombons dans des combats. Ici, il est question plutôt des valeurs et donc de débat. Nous devons être en capacité de nous réinventer. On passe aujourd'hui d'un mouvement à un parti. Le mouvement nous a permis d'enclencher une dynamique en 2017 et cette dynamique doit pouvoir s'ancrer dans un parti, dans les territoires.

Emmanuel Macron n'est évidemment pas présent du fait de ses fonctions mais à croire qu'il ne participe pas aux discussions...

Emmanuel Macron n'est pas absent. Il est plus présent que jamais. Ne l'oublions pas, nous avons été réunis en 2016 par le projet que portait Emmanuel Macron à l'époque candidat puis président. Il est présent, pas seulement pour nous, mais pour l'ensemble des Français puisque rappelons-le, c'est plus qu'un leader du mouvement politique, c'est surtout un chef de nation.

Qu'est-ce qui sera encore de gauche au sein de Renaissance alors que Bruno Le Maire et Gérald Darmanin seront les probables ténors de ce futur parti ?

C'est marrant que vous posiez cette question à moi qui suis de gauche. Alors oui, je ne suis pas Gérald Darmanin ou Bruno Le Maire, mais je pense que nous ne devons pas oublier qu'au-delà des ténors, il y a une pluralité de militants, de cadres et d'élus. La force du parti Renaissance, c'est d'être en capacité de prendre tout le monde en considération et pas seulement les chefs à plumes. Oui, ils nous donnent une direction et ce sont des moteurs, mais ils ne sont pas uniques dans cette démarche collective et fondamentalement humaniste.

Quelle sera la ligne politique de Renaissance ?

C'est celle de 2016 qui s'oriente autour de quatre grands thèmes que sont la liberté, le progrès, bien évidemment la République et de façon encore plus forte qu'avant, l'Europe.

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