Constitution : les Corses mécontents de la réforme

La Corse sera officiellement reconnue par la République en tant que territoire particulier, dans le texte de la révision constitutionnelle présentée mercredi 23 mai en conseil des ministres. Les élus nationalistes n’y trouvent pourtant pas leur compte.

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FRANCE 3

À Bastia (Haute-Corse), la langue corse n’est pas que pour la carte postale. Elle a même son festival, avec des rendez-vous parfois inattendus. Ce jour-là, c’est dans un centre de recherches maritimes que la mairie a organisé une visite en langue corse. Sur la signalétique, il n’y a d’ailleurs pas un seul mot en français. Pêcheurs, scientifiques, élus, tout le monde parle corse et ils revendiquent la co-officialité de la langue, au même titre que le français.

Des espoirs déçus

Ils avaient nourri beaucoup d’espoir en décembre dernier, avec l’accession des nationalistes au pouvoir. Ils croyaient une inscription de la spécificité corse dans la constitution, pour obtenir davantage d’autonomie. Espoirs douchés deux mois plus tard par Emmanuel Macron. Le projet de loi se contente d’une inscription très symbolique, quelques lignes qui ne permettront pas aux Corses d’avoir la main sur la langue, la fiscalité ou la maîtrise du foncier.  

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Le président de la République Emmanuel Macron, le 7 février 2018, à Bastia en Corse.
Le président de la République Emmanuel Macron, le 7 février 2018, à Bastia en Corse. (BENOIT TESSIER / POOL)