Politique : le blues des militants LREM

Coup dur pour la macronie. L'affaire Benalla, les atermoiements de la République en Marche, les mauvais sondages... Tout cela fragilise jusqu'aux militants. Des dissensions apparaissent.

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Dimanche 30 septembre, à Rennes (Ille-et-Vilaine), alors que Gérard Collomb n'avait pas encore démissionné, les marcheurs disent tout haut leurs doutes sur les choix et les méthodes de l'exécutif. Des marcheurs de la première heure qui interpellent Benjamin Griveaux sur des sujets polémiques comme la crise migrantoire, l'affaire Benalla et les retraites. Le porte-parole de LREM doit lever les craintes. Il est en mission. "On est le seul mouvement politique où les gens qui en sont membres peuvent dire à leurs dirigeants 'voilà ça ça nous plait pas' ", se réjouit-il pourtant.

Un nouveau monde qui reprend les codes de l'ancien

Officiellement, tout va bien à la République en Marche. Du côté de Lyon (Rhône), bastion du mouvement, même chez les cadres, des voix s'élèvent. Jean-Baptiste Ducatez, élu au Conseil national LREM pointe du doigt un exercice déshumanisé et vertical du pouvoir. Comme beaucoup de marcheurs, il s'était engagé pour Emmanuel Macron avec l'espoir d'un nouveau monde, qui reprend selon lui peu à peu les codes de l'ancien. 

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Le siège du parti La République en marche, dans le 15e arrondissement de Paris.
Le siège du parti La République en marche, dans le 15e arrondissement de Paris. (LEON TANGUY / MAXPPP)