Passeports de Benalla : la Commission des lois du Sénat demande des explications à l'Elysée

La presse a révélé que l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron disposait toujours de passeports diplomatiques et qu'il effectuait des voyages d'affaires auprès de dirigeants dans plusieurs pays d'Afrique.

Alexandre Benalla devant la commission des lois au Sénat à Paris, le 19 septembre 2018.
Alexandre Benalla devant la commission des lois au Sénat à Paris, le 19 septembre 2018. (BERTRAND GUAY / AFP)

La Commission des lois du Sénat a annoncé mercredi 2 janvier avoir demandé des explications à l'Elysée et au gouvernement le 28 décembre sur "les conditions dans lesquelles Alexandre Benalla a pu faire usage de passeports diplomatiques" après son licenciement en juillet. La Commission des lois, en fonction des informations qui lui seront fournies, appréciera "s’il y a lieu de procéder à de nouvelles auditions, voire de saisir la justice".

La presse a révélé que l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron disposait toujours de passeports diplomatiques et qu'il effectuait des voyages d'affaires auprès de dirigeants dans plusieurs pays d'Afrique, "alors même qu'il avait déclaré, lors de son audition sous serment du 19 septembre 2018, les avoir laissés dans le bureau qu'il occupait à l'Élysée", souligne la commission dans un communiqué.

Une multitude de messages "lunaires"

Dans un entretien à Mediapart (article abonnés) publié le 31 décembre, Alexandre Benalla a aussi affirmé avoir continué à échanger régulièrement avec Emmanuel Macron depuis son licenciement. Le président a reconnu avoir reçu une multitude de messages, souvent "lunaires" de sa part, auxquels il n'a pas répondu, "sauf deux fois, de manière laconique", selon ses propos rapportés au Canard enchaîné et confirmés par l'Elysée. "Deux messages, un point c'est tout", a-t-il ajouté.

Pour Emmanuel Macron, "Benalla essaie de monnayer une prétendue proximité avec moi et il trouve preneur auprès de réseaux que j'ai toujours combattus et qui m'attaquent sans limite. Benalla n'est que leur idiot utile", cite Le Canard enchaîné.