Affaire Benalla : les deux motions de censure contre le gouvernement ont été rejetées

Il s'agit des deux premières motions de censure contre le gouvernement depuis l'accession d'Emmanuel Macron à l'Elysée. 

Ce direct est terminé.

Ce qu'il faut savoir

Des motions de censure symboliques. Après dix jours de crise autour de l'ancien chargé de mission d'Emmanuel Macron, et à la veille des vacances parlementaires, Christian Jacob (LR) et André Chassaigne (PCF) ont pris la parole pour défendre leurs motions de censure respectives. Les deux motions de censure ont été logiquement rejetées. Celle déposée par Les Républicains a recueilli 143 voix, contre 74 pour celle des députés de gauche.

Edouard Philippe en première ligneFace aux motions de censure de la droite et de la gauche, Edouard Philippe dénonce "une instrumentalisation politique" et "une volonté d'atteindre" Emmanuel Macron.

Insoumis et communistes ont voté la motion de la droite. Les socialistes à l'inverse n'ont pas voté la motion LR "car nous ne voulons pas préparer une alternative ensemble", a justifié Olivier Faure. A droite, LR ne votera pas la motion de gauche. "Comme le PS ne vote pas la nôtre, on va rester chacun chez soi", a résumé Christian Jacob.

L'enjeu est politique. Il n'y a aucun suspense sur les scrutins : ni LR avec 103 députés, ni la gauche avec 63, ne pouvaient, même en votant tous les uns pour les autres, rassembler la majorité requise de 289 voix qui ferait chuter le gouvernement.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BENALLA

21h36 : Bonsoir @anonyme Invité du 20 heures de TF1 vendredi dernier, Alexandre Benalla a assuré être "parti en Bretagne jusqu'au 15 mai" et être revenu à Paris entre le "15 et 22" mai, ce qui lui permettait de se rendre à l'Assemblée les 16 et 17 mai, comme l'a révélé Le Figaro. Son avocat avait initialement affirmé qu son client se trouvait en Bretagne pendant toute la période de sa suspension, entre le 4 et le 19 mai.

21h35 : Bonsoir Catherine. Une fois il est en Bretagne, une autre fois il travaille ses abdos à la salle de sport de l'Assemblée, bref, Mr Benalla a-t-il réellement été sanctionné? Qui ment dans toute cette histoire?

21h02 : Alexandre Benalla a dit par la suite dans un entretien au Monde l'avoir demandé parce qu'il aimait "aller à la salle de sport de l'Assemblée" et a reconnu un "caprice". Selon Le Figaro, il a utilisé deux fois ce badge d'accès pendant la durée de sa suspension.

20h56 : Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, a annoncé avoir demandé une enquête administrative interne concernant l'accès aux bâtiments et la divulgation de données personnelles relatives aux badges d'accès. Les députés ont découvert il y a une semaine par le biais d'un député de l'opposition qu'Alexandre Benalla s'était vu attribuer, en juillet 2017, un badge d'accès à l'Assemblée nationale à la demande du directeur de cabinet d'Emmanuel Macron.

19h55 : Deux députés des Républicains, Eric Diard et Arnaud Viala, ont également apporté leurs suffrages à la motion de gauche.

19h55 : Comme l'indique une journaliste de Libération sur Twitter, 30 députés du groupe Nouvelle gauche, 17 de La France insoumis, 15 du groupe Gauche démocrate et républicaine et 10 des 21 non -inscrits ont voté en faveur du texte.

19h43 : La motion de censure déposée par les députés de gauche est également rejetée.

20h43 : @anonyme Il y en a eu plus de 100 mais c'est la première fois depuis 1979 que deux motions de censure sont déposées de façon concomittante. La seule motion qui a été adoptée date du 5 octobre 1962, renversant le premier gouvernement Pompidou à la suite de la décision du général de Gaulle d'instituer par la voie du référendum l'élection du Président de la République au suffrage universel direct. L'Assemblée avait été dissoute par le président.

19h43 : Y a-t-il eu beaucoup de motions de censure dans l'histoire de la Ve République ?

19h30 : @anonyme Oui. Sur les 143 députés qui ont voté la motion, on compte 17 élus de La France insoumise. Il y a aussi 14 communistes et 11 non-inscrits, dont Marine Le Pen.

19h13 : Les députés de LFI ont soutenu la motion de LR?????!!!!!!

19h00 : Une seconde motion, portée conjointement par La France insoumise, le Parti socialiste et le Parti communiste, devait être mise aux voix. Les deux textes visant le gouvernement, sommé de s'expliquer sur l'affaire Alexandre Benalla et ses suites, n'avaient aucune chance d'aboutir compte tenu du rapport de forces à l'Assemblée nationale, largement favorable à La République en marche (312 députés).

18h41 : L'Assemblée rejette la motion de censure portée par Les Républicains. Seuls 143 députés ont voté en faveur du texte.

18h03 : Après trois heures de débats sur les motions de censure contre le gouvernement, un vote est organisé dans les salons à proximité de l'Hémicycle. La séance doit reprendre à 18h35.

17h21 : "Monsieur Benalla se permettait des choses, de par sa fonction, qui étaient inadmissibles."

Reçu par Gérard Collomb, Fabien Vanhemelryck, du syndicat Alliance, majoritaire au sein de la police, réagit sur franceinfo. Il a confirmé auprès du ministre qu'Alexandre Benalla était "exécrable envers les fonctionnaires de police."

17h09 : Le corapporteur Les Républicains de la commission d'enquête à l'Assemblée, Guillaume Larrivé, se montre cinglant vis-à-vis du Premier ministre.

17h02 : "Le service de monsieur Benalla n'était qu'une privatisation de la sécurité de l'Élysée."

16h59 : "Cette affaire n'est pas celle d'un dysfonctionnement mais celle d'un mode de fonctionnement. La maladie est profondément enracinée, c'est le présidentialisme qui rend fou la monarchie présidentielle !"

16h57 : A l'Assemblée, c'est au tour de Jean-Luc Mélenchon de s'exprimer sur les motions de censure qui visent le gouvernement.

16h26 : Anticor a décidé de saisir la Haute autorité pour la transparence de la vie publique sur "plusieurs cas de violation" de la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, qui oblige "les collaborateurs du président de la République" à transmettre à l'autorité une déclaration de situation patrimoniale et une déclaration d'intérêts.

16h25 : L'association anticorruption Anticor a saisi aujourd'hui la Haute autorité pour la transparence de la vie publique pour qu'elle demande à tous les chargés de mission de l'Elysée, sous le feu des projecteurs depuis l'affaire Benalla, de se conformer aux règles de transparence.

16h05 : La réponse d'Edouard Philippe est terminée. Une discussion générale commune sur les deux motions de censure est ouverte : se succèderont pour quinze minutes chacun, Marc Fesneau pour le MoDem, Franck Riester pour UDI-Agir, Valérie Rabault pour le PS, Jean-Luc Mélenchon pour La France insoumise et Sébastien Chenu, du Rassemblement national, comme non-inscrit pour cinq minutes et Richard Ferrand pour La République en marche.

16h20 : Face aux motions de censure de la droite et de la gauche, Edouard Philippe dénonce "une instrumentalisation politique" et "une volonté d'atteindre" Emmanuel Macron.

15h41 : "Sanction, il y a eu", affirme Edouard Philippe au sujet des actes de violences commis par Alexandre Benalla, ancien conseiller de l'Elysée. Et le Premier ministre ajoute : "Ce qui devait être fait l'a été."

15h37 : C'est désormais au tour d'Edouard Philippe de répondre aux motions de censure de la droite et de la gauche. Avant de prendre la parole, le Premier ministre est accueilli par une ovation de la part des élus de la majorité.


15h25 : La parole est désormais à André Chassaigne, président du groupe Gauche démocrate et républicaine. Il présente la motion de censure de gauche contre le gouvernement.

15h17 : Comme le souligne, une journaliste de Libération, le patron des députés Les Républicains, Christian Jacob distribue des coups pour chacun, lors de la présentation de la motion de censure de son groupe.

15h11 : "Il faut en finir avec la confusion des pouvoirs. La présidence n'est pas au-dessus des lois."