DIRECT. Affaire Benalla : Emmanuel Macron dénonce la "République des fusibles, la République de la haine"

Les députés poursuivent mardi leurs auditions des responsables de l'Elysée, du ministère de l'Intérieur et de la préfecture de police de Paris. 

Emmanuel Macron le 7 juin 2018 à Montréal (Canada).
Emmanuel Macron le 7 juin 2018 à Montréal (Canada). (DAVID HIMBERT / HANS LUCAS / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Les auditions se poursuivent à l'Assemblée nationale dans l'affaire Benalla. La commission d'enquête auditionne, mardi 24 juillet, la patronne de l'IGPN, Marie-France Monéger-Guyomarc'h. Quelques minutes plus tôt, se terminait l'audition du directeur de cabinet de l'Elysée, Patrick Strzoda. A 21 heures, suivra l'audition de son homologue de l'Intérieur, Stéphane Fratacci. Une journée à suivre en direct sur franceinfo.fr. 

Emmanuel Macron face à sa majorité. "Le seul responsable, c'est moi", a déclaré le chef de l'Etat aux parlementaires de LREM, lors d'une réunion à Paris. "Personne dans mon cabinet n'a jamais été soustrait aux lois de la République. Jamais", a-t-il également assuré.

Alexandre Benalla est "un fusible". Sur franceinfo, son avocat Laurent-Franck Liénard considère qu'Alexandre Benalla "fait l'objet d'une manœuvre politique et d'un coup de billard à 20 bandes". Il reconnaît que son client "n'était absolument pas dans son rôle" en intervenant lors des manifestations du 1er-Mai, mais affirme qu'il a été sanctionné et que sa suspension a bien été effective, contrairement aux premières déclaration d'un haut gradé de la préfecture de police. "Il se trouvait en Bretagne", précise-t-il.

L'affaire perturbe les questions au gouvernement. Emmanuel Macron restant mutique sur l'affaire Benalla, Edouard Philippe et son gouvernement ont été soumis au feu roulant des questions des députés, mardi, à l'Assemblée nationale.

Le directeur de l'ordre public rétropédale. Auditionné par la commission d'enquête de l'Assemblée lundi, le directeur de l'ordre public de la préfecture de police de Paris (DOPC), Alain Gibelin, a affirmé qu'Alexandre Benalla avait participé à des réunions de sécurisation de l'Elysée en mai, pendant sa mise à pied. Après un démenti formel de l'Elysée, le directeur de la DOPC est revenu sur ses déclarations et a assuré qu'il avait mal compris la question posée par Marine Le Pen, semant la confusion.

Une motion de censure voulue par la droite. Le patron des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, a annoncé  que son groupe allait déposer une motion de censure contre le gouvernement. "Nous déposons une motion de censure, nous souhaitons que le gouvernement s'explique" sur "cette affaire Macron-Benalla", a-t-il exigé lors d'une conférence de presse.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BENALLA

23h30 : L'audition de Stéphane Fratacci, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, est désormais terminée. L'homme n'a livré aucun élément nouveau déterminant, devant un auditoire qui a parfois semblé plus intéressé par les déclarations d'Emmanuel Macron relayée par les médias.

23h05 : Et le second extrait de l'intervention du chef de l'Etat devant les élus de la majorité.




(BFMTV / DAILYMOTION)

23h04 : Après les propos rapportés, les vidéos. BFMTV a publié deux extraits de la prise de parole d'Emmanuel Macron devant les députés de La République en marche. En voici le premier.




22h48 : Emmanuel Macron a commencé son intervention avec une formule ironique, pour démentir certaines rumeurs : "Alexandra Benalla n'a jamais détenu les codes nucléaires, Alexandra Benalla n'a jamais occupé un appartement de 300 m2, Alexandra Benalla n'a jamais eu un salaire de 10 000 euros, Alexandre Benalla n'est pas mon amant."

22h40 : « Qu’ils viennent me chercher! », ça a un petit côté provoc très sarkozyste.

22h40 : Pour certains journalistes ou internautes, la phrase "Qu'ils viennent me chercher" d'Emmanuel Macron évoque le style de Nicolas Sarkozy... ou d'autres références.

22h34 : Parmi les phrases prononcées par Emmanuel Macron, ce soir, celle-ci fait particulièrement réagir les politiques (sans que l'on sache bien à qui elle s'adresse précisément) : "Qu'ils viennent me chercher."

22h27 : Membre de la commission d'enquête à l'Assemblée nationale, le député LR Eric Ciotti voit dans les propos d'Emmanuel Macron ce soir une "confirmation" de la responsabilité de l'Elysée dans l'affaire Benalla.

21h54 : Selon des propos rapportés par des élus à la Maison de l'Amérique latine, à Paris, Emmanuel Macron a affirmé ne pas oublier qu'Alexandre Benalla avait "été un militant très engagé pendant la campagne" présidentielle. Il a toutefois dit avoir "ressenti les actes du 1er-Mai comme une déception et une trahison".

21h49 : @Nicolas : C'est en effet une question qui se pose. Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron a assuré, sous serment, aux députés, qu'il avait décidé seul de la sanction infligée à Alexandre Benalla. Reste à savoir ce qu'entend le chef de l'Etat par "confirmé"...

21h48 : C'est moi ou @EmmanuelMacron vient de contredire #Strzoda en disant qu'il a confirmé la sanction ? Alors que #STRZODA disait que le PR n'était pas au courant car à 10000km ? @franceinfo #Benalla

21h41 : "Je ne donnerai pas des têtes."

Toujours selon Le Monde, Emmanuel Macron a affirmé aux députés qu'il prendrait "des décisions profondes de refonte des structures" plutôt que de se séparer de certains collaborateurs.

21h37 : @anonymes @Peter85 : A ce sujet, je vous invite à lire l'article de mon collègue Ilan Caro sur l'éventualité d'une audition du chef de l'Etat par les parlementaires.

21h36 : Si le président se planque derrière les institutions pour ne pas être convoqué devant la commission d'enquête parlementaire, alors il faut changer les institutions. Il est redevable devant la nation, ce n'est pas un droit divin.

21h35 : Il s’est juste trompé de soirée, c’est à celle de la commission du Sénat qu’il aurait du intervenir, ce qu’il s’est bien gardé de faire.

21h35 : Pourquoi ne vient-il pas le déclarer à l'Assemblée nationale puisqu'il souhaitait tant réformer la Constitution et assister aux débats des parlementaires ?

21h33 : "C'est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. C'est moi qui ai confirmé la sanction."

Cité par une journaliste du Monde, le chef de l'Etat dit assumer la "responsabilité" de l'affaire. "Je réponds au peuple français", souligne-t-il. Une allusion aux députés qui réclament son audition devant les commissions d'enquête parlementaires ?

21h28 : Organisateur de la soirée où s'est rendue Emmanuel Macron, le chef de file des députés LREM, Richard Ferrand, a apporté son soutien au chef de l'Etat, selon un député de la majorité.

21h20 : Selon la députée des Yvelines Aurore Bergé, le président n'entend pas répondre à l'appel à "faire tomber des têtes".

21h18 : Pendant ce temps-là, à l'Assemblée nationale, le directeur de cabinet de Gérard Collomb s'exprime devant la commission d'enquête. Vous pouvez regarder son intervention sur le site du Palais Bourbon.

21h08 : Le chef de l'Etat fait une apparition surprise à la soirée privée organisée par les députés LREM. Des parlementaires sur place et des journalistes se font l'écho de son discours.

21h02 : Devant les députés de La République en marche, Emmanuel Macron qualifie de "trahison" les événements du 1er-Mai.

20h58 : Après l'effort, le réconfort. Tout juste sorti de son audition au Sénat, Gérard Collomb file à une soirée organisée par des députés de la majorité. De leur côté, les sénateurs de la commission d'enquête peuvent s'attendre à une grosse journée demain.

20h54 : Devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, la directrice de l'Inspection générale de la police nationale a estimé que les vidéos d'Alexandre Benalla montraient "des gestes techniques mal maîtrisés" mais "pas de violences illégitimes" si "ce sont des policiers qui les mettent en œuvre".

20h49 : @Milo : Vous avez tout compris : l'audition de Marie-France Monéger-Guyomarc'h est terminée depuis une vingtaine de minutes. Le temps d'avaler un rapide dîner et les députés passeront à l'audition du directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur, que nous suivrons ensemble.

20h50 : Bonsoir franceinfo ! Je n’arrive plus à suivre l’audition de la directrice de l’IGPN, pas même sur le site de l’AN. Serait-elle terminée ? Allez-vous diffuser l’audition suivante à 21 heures ? Merci !

19h41 : Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, semble n'avoir pas apprécié les déclarations des syndicats de police concernant Alexandre Benalla, qu'ils ont critiqué lors de leurs auditions au Sénat.

19h11 : @Nico : Bonsoir. Le chef de l'Etat n'est pas en vacances, comme vous pouvez le constater sur son agenda officiel. Actuellement à l'Elysée, il partira dans les Hautes-Pyrénées demain.

19h13 : Bonjour, merci pour votre travail de qualité et qui fait briller le service public. Avez-vous des nouvelles de M. le président Emmanuel Macron ? En effet sur sa page Facebook il y a jusqu'à deux publications quotidiennes tous les jours et depuis jeudi, la page meurt...Quel est son agenda en ce moment ? Est-il en vacances ou bien se terre-t-il ?

19h00 : L'audition de la patronne de l'Inspection générale de la police nationale a débuté. Vous pouvez la regarder dans notre direct.

19h11 : "Je pense qu'il a accepté de servir de fusible aujourd'hui. Vous savez, il est tout proche de la retraite."

Après le "numéro de langue de bois" de Patrick Strzoda, l'élu de La France insoumise ne cache pas sa déception sur le contenu de l'audition du directeur de cabinet élyséen.