Coffre-fort d'Alexandre Benalla : une information judiciaire contre X ouverte depuis le 5 novembre

Cette information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris  "pour soustraction de documents ou objets concernant un crime ou un délit en vue de faire obstacle à la manifestation de la vérité".

Alexandre Benalla le 20 mars 2019 à la sortie du tribunal de Paris.
Alexandre Benalla le 20 mars 2019 à la sortie du tribunal de Paris. (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

Le parquet de Paris a ouvert, le mardi 5 novembre dernier, une information judiciaire contre X "pour soustraction de documents ou objets concernant un crime ou un délit en vue de faire obstacle à la manifestation de la vérité", afin de faire la lumière dans l'un des principaux angles morts de l'affaire Benalla: la disparition de son coffre-fort, a appris franceinfo auprès du parquet de Paris jeudi.  Cela signifie que l'enquête est désormais confiée à un juge d'instruction.

Le 15 février dernier, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire pour "entrave à la manifestation de la vérité".

Un coffre-fort contenant des armes

Les investigations portent notamment sur le mystérieux coffre-fort que l'ex-chargé de mission à l'Élysée possédait à son domicile pour stocker ses armes. Des propos d'Alexandre Benalla en garde à vue cet été puis de récents articles de presse, notamment de Libération, ont laissé entendre qu'il avait sollicité un tiers pour le faire disparaître de chez lui.

Quelques jours après le début de l'affaire des violences commises le 1er mai, le parquet avait d'abord refusé d'élargir le champ des investigations pour rechercher ce coffre-fort, comme le lui demandait un avocat de partie civile.

A l'époque, le ministère public avait estimé qu'il n'y avait pas lieu d'étendre l'enquête puisqu'aucune infraction en lien avec des armes n'était reprochée à l'ancien homme fort du dispositif sécuritaire autour d'Emmanuel Macron.

Au total, cinq procédures judiciaires ont été ouvertes dans la tentaculaire affaire Benalla. Ce dernier a été mis en examen à ce stade dans deux volets, portant sur des violences commises en marge du défilé du 1er-Mai 2018 et sur son usage abusif de ses passeports