Affaire Benalla : tollé à l'Assemblée nationale

L'Élysée a bien tenté d'éteindre l'incendie de l'affaire Benalla, mais rien n'y fait. L'opposition demande des comptes à l'exécutif. Deux commissions d'enquête ont été mises en place à l'Assemblée nationale et au Sénat.

La journée a été tendue vendredi 20 juillet à l'Assemblée. Dans l'affaire Benalla, l'opposition cite un nom : Gérard Collomb, et tous demandent des comptes. "Qu'il vienne s'expliquer. En fonction des explications, nous verrons si nous exigeons sa démission ou pas", confie à France 3 Olivier Faure, premier secrétaire du PS. "Mr Collomb est maintenant hors d'état de commander la police, pour la raison que la police sait qu'à la première occasion le ministre de l'Intérieur se défausse sur la hiérarchie policière de ses responsabilités politiques", lance quant à lui Jean-Luc Mélenchon.

Le débat impossible

Depuis ce matin, le débat sur la réforme constitutionnelle est accaparé par l'affaire Benalla. Pour l'opposition, il est devenu impossible de siéger. "L'Assemblée ne peut pas continuer son ordre du jour lorsque le gouvernement n'est pas venu s'expliquer. On est dans une situation on ne peut plus grave au plus haut niveau de l'État. L'Élysée, le ministre de l'Intérieur, tout le monde est impliqué au plus au niveau", fustige Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée. Du côté du gouvernement, on rejette les critiques de l'opposition. La commission des lois auditionnera le ministre de l'Intérieur le 24 juillet prochain.

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Alexandre Benalla accompagne Emmanuel Macron lors de sa première visite en tant que chef d'Etat au salon de l'Agriculture, le 24 février 2018, Porte de Versailles, à Paris.  (THIBAULT CAMUS / POOL)