Affaire Benalla : les trois fonctionnaires de la préfecture de police qui ont été suspendus vendredi ont été placés en garde à vue

Les trois hommes sont soupçonnés d'avoir copié des extraits d’images de caméras de vidéosurveillance, qui appartienent à la préfecture de police de Paris et de les avoir transmis à Alexandre Benalla.

Un commissaire, un commandant et un contrôleur général sont en garde à vue. Ils sont soupçonnés d’avoir copié des extraits d’images de caméras de vidéosurveillance, qui appartiennent à la préfecture de police de Paris.
Un commissaire, un commandant et un contrôleur général sont en garde à vue. Ils sont soupçonnés d’avoir copié des extraits d’images de caméras de vidéosurveillance, qui appartiennent à la préfecture de police de Paris. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Les trois fonctionnaires de police qui ont été suspendus vendredi 20 juillet dans le cadre de l'affaire Benalla ont été placés en garde à vue samedi 21 juillet, a appris franceinfo, auprès du parquet de Paris.

Un commissaire, un commandant et un contrôleur général sont en garde à vue et soupçonnés d’avoir copié des extraits d’images de caméras de vidéosurveillance, qui appartiennent à la préfecture de police de Paris et de les avoir transmis à Alexandre Benalla. Ce dernier n’était pas autorisé à détenir ces images du plan de protection de la Ville de Paris, qui montrent les violences exercées par Alexandre Benalla sur un manifestant à Paris.

Alexandre Benalla toujours en garde à vue

Alexandre Benalla avait été placé en garde à vue vendredi 20 juillet, dans la matinée pour violences en réunion par personne chargée d'une mission de service publique, usurpation de fonctions, port illégal d’insignes réservés à l'autorité publique, complicité de détournement d'images issues d'un système de vidéo protection. Ce chargé de mission au siège de la police judiciaire de Paris, au 36, rue du Bastion, dans le 17e arrondissement. Alexandre Benalla encourt jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende.

L'Élysée a annoncé, par ailleurs, avoir engagé une procédure de licenciement à son encontre. Ce responsable de sécurité est l'objet d'une enquête préliminaire, ouverte jeudi, au lendemain de la diffusion d'une vidéo le montrant en train de frapper un manifestant, en marge du défilé du 1er-Mai.