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Affaire Benalla : la version de l'Élysée fragilisée

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Affaire Benalla : la version de l'Élysée fragilisée
FRANCE 3
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France Télévisions

Il avait mal compris la question. Quelques heures après avoir été entendu par la commission d'enquête parlementaire, le directeur de l'ordre public, Alain Gibelin, est revenu sur sa déclaration.

Alain Gibelin fait volte-face, quelques heures seulement après sa déclaration sous serment devant la Commission des lois. Le directeur de l'ordre public a adressé ce mardi 24 juillet, un courrier à la présidente d'enquête parlementaire. Il y explique avoir mal compris la question de Marine Le Pen sur la présence d'Alexandre Benalla dans des réunions pendant sa mise à pied du 2 au 18 mai. "Il indiquait qu'il avait compris qu'on ne parlait pas du 18 mai, mais bien du 18 juillet, et donc que c'était dans ce sens-là qu'il fallait prendre ses propos", a indiqué la présidente de la commission d'enquête parlementaire.

Marine Le Pen s'étonne de ce revirement

Dans la soirée du 23 juillet, Alain Gibelin ne semblait pas hésiter en répondant aux questions de Marine Le Pen. La présidente du Rassemblement national s'étonne de ce revirement. "Il n'y a pas loin à penser, compte-tenu des dénégations de l'Élysée et des conséquences que pouvait avoir cette déclaration, qu'il y ait pu avoir des pressions effectuées contre lui", a-t-elle déclaré ce mardi 24 juillet. L'Élysée a démenti les propos d'Alain Gibelin, il pourrait être entendu de nouveau par la Commission des lois.

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