Affaire Benalla : la première crise politique du quinquennat

À l'Assemblée nationale ce vendredi 20 juillet, la contestation de l'opposition reste vive malgré la procédure de licenciement engagée contre Alexandre Benalla. 

FRANCE 3

Ce vendredi 20 juillet, les membres de l'Assemblée nationale sont toujours sur le qui-vive après la procédure de licenciement engagée par l'Élysée à l'encontre d'Alexandre Benalla. "Pourquoi n'a-t-il pas été licencié plus tôt ?", s'interroge le député France insoumise du Nord, Ugo Bernalicis, tandis qu'Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, demande au Président de réagir : "Il faut qu'il s'exprime devant les Français plutôt que de se réfugier dans un silence assourdissant", proclame-t-il.

Ouverture d'une commission d'enquête parlementaire

Jeudi 19 juillet au soir, François de Rugy a demandé l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sous la pression de l'opposition. "Cela permettra de procéder aux auditions dès la semaine prochaine", a-t-il expliqué aux micros des journalistes. Au-delà de ces questions, c'est la gestion de la communication par l'Élysée qui interroge, et notamment le silence d'Emmanuel Macron sur cette affaire. Pour Bernard Sananès, président du cabinet d'études et de conseils Elabe, "le président doit attendre que tous les éléments soient connus et éviter les rebondissements". En attendant, la pression s'accentue sur l'exécutif et Benoît Hamon a réclamé, ce vendredi 20 juillet, la démission de Gérard Collomb.

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Emmanuel Macron et Alexandre Benalla lors d\'un meeting à Angers (Maine-et-Loire), le 28 février 2017, au cours de la campagne présidentielle.
Emmanuel Macron et Alexandre Benalla lors d'un meeting à Angers (Maine-et-Loire), le 28 février 2017, au cours de la campagne présidentielle. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)